Archives de presse......................

 

 

 

 

 

 

1. DNA Article : LE BAPTÊME DU LYCEE 1995
2. DNA Article : LE BAPTÊME DU LYCEE - Article détaillé -
3. DNA Article :
ACTE DE NAISSANCE DU LYCEE 1991
4. DNA Article : MICHELE HENON, proviseur 1999
4. DNA Article : GREVES DES ELEVES Octobre 1998
5. DNA Article : EXPO SIDA-MST Décembre 2001
6. DNA Article : CONCOURS D'ELOQUENCE Mars 2002
7. DNA Article : REUSSITE AU BAC 2001 Avril 2002
8. DNA Article : PRIX LITTERAIRE MY Mai 2002
9. DNA Article : VOYAGE EN ECOSSE Mai 2002
10. DNA Article : CHALLENGE 2000 Mai 2002
11. DNA Article : CONCOURS GENERAL Juin -Juillet 2002
12. L'ALSACE : .CONCOURS GENERAL Juin -Juillet 2002
13. DNA Article : BAC La meilleure moyenne -Juillet 2002
14. DNA Article : LA LECON DE FRANCAIS ( trois Australiennes à Erstein)-Janvier 2003
15. DNA Article: CONFERENCE de François Amoudruz ( Déportation 1943) - 16 janvier 2003
16. DNA Article: ECHANGE FRANCO-ALLEMAND (22/01/2003)
17. DNA Article: PHILIPPE ET LA PHILO (22/02/2003)
18. DNA Article: JOURNEE PORTES OUVERTES (11/03/2003)
19. DNA Article: PRIX LITTERAIRE M.YOURCENAR 2003 (05/05/2003)
20. DNA Article: DOUCHES ECOSSAISES (31/05/2003)
21. DNA Article: TROIS FILLES TRES BIEN (11/06/2003)
22. DNA Article: UNE NOUVELLE PROVISEUR (2/09/2003)
23. DNA Article: DEUX GENERATIONS ET UNE RENCONTRE (25/05/2004)
24. DNA Article: VOYAGE EN IRLANDE (MAI 2004)
25. DNA Article: 5 MENTIONS"TRES BIEN" (Juillet 2004)
26. DNA Article: DANS LES REGLES DE L'ART(Août 2004)
27. DNA Article: DEVELOPPEMENT DURABLE(Novembre 2004)
28. DNA Article: MOI ET LES AUTRES...(Mars 2005)
29. DNA Article: PRIX DU LYCEE MY 2005 Le lauréat (Mai 2005)
30. DNA Article: CLASSE DE TERRAIN EN AUVERGNE (Avril 2005)
31. DNA Article: VOYAGE AU PAYS DE GALLES (Avril-Mai 2005)
32. DNA Article: VERNISSAGE DE L'EXPOSITION SUR HADRIEN (Janvier 2006)
33. DNA Article: LE SECRET DU LYCEE (classement des lycées d'Alsace) (Mars 2006)
34. DNA Article: DES BALLONS CONTRE LE SIDA (Mars 2006)
35. DNA Article: LES LYCEENS ET LE CPE (Mars 2006)
36. NOUVEL OBS
Article : LES "VRAIS BONS LYCEES" Article du Nouvel Obsevateur - janvier 2007
37. DNA Article: 80% DE REUSSITE AU 1ER TOUR(bac 2007 )
38. DNA Article: RENTREE 2007-2008
39. DNA Article: VIOLENCE AU LYCEE (janvier 2008)
40. DNA Article: CHAMPIONS D'ECHECS (février 2008)
41. DNA Article: VOYAGE EN ECOSSE (Avril 2008)
42. DNA Article: LA PROVISEURE TIRE SA REVERENCE (Mai 2008)
43. DNA Article: LE PROVISEUR S'INSTALLE (SEPTEMBRE 2008)
44. DNA Article: Echange BOSTON-ERSTEIN (Octobre 2009)
45. DNA Article: PRIX LITTERAIRE MY 2008 remise (Décembre 2008)
46. DNA Article: Echange BOSTON-ERSTEIN (Mars 2009)
46. DNA Article:
VOYAGE EN IRLANDE (Avril 2009)
47. DNA Article:
MEMOIRE - Expo LMY (Juin 2009)
48. DNA Article:
Séjour à Chicago ( ECHANGE 2009-10)
49. DNA Article:
VISITE DE MR.CARVER, Consul des USA à Strasbourg (12/11/09)
50. DNA Article: Leçon d'EUROPE au PARLEMENT (28/11/09)
51. DNA Article: Journée "Portes Ouvertes"
24/04/2010


Erstein
Les anglicistes du lycée Yourcenar ont fait connaissance avec les châteaux écossais... et la pluie.
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Depuis plusieurs années que les anglicistes de 1re du lycée Marguerite-Yourcenar se rendaient en Ecosse au printemps, ils en revenaient étonnamment bronzés ! Cela ne pouvait plus durer... Enfin, les parapluies et autres imperméables ont servi.  Le programme, riche et varié comme d'habitude, comporta néanmoins quelques innovations dont les plus appréciées furent sans conteste la traversée directe Zeebruges-Edimbourg sur le ferry Superfast 4, ainsi que la journée dans les Highlands dont le point d'orgue fut l'arrêt trempette des pieds au Loch Ness.  Après la visite de la magnifique cité flamande de Bruges et les manoeuvres d'embarquement, tout le monde profita pleinement des 18 heures de croisière pour s'installer confortablement dans les cabines du bateau flambant neuf, se restaurer au grand buffet copieux et varié, et terminer la soirée sur la piste de danse en compagnie de leurs professeurs MmeÝ Bock et Schohn, MM. Pellerin et Steinmetz, sans oublier leur assistante néo-zélandaise, Miss Ryan.  Le lendemain, après une grasse matinée et un super breakfast régénérateurs, ce fut l'arrivée majestueuse dans l'estuaire du Forth of Fife et le port de Rosyth. Un guide les attendait à Edimbourg pour leur faire découvrir les charmes et l'histoire de la capitale de l'Ecosse. L'arrivée à Perth en soirée, où nous allions passer trois nuits en famille, fut chaleureuse et humide, avec au programme : kilts, cornemuses et parapluies. Malgré quelques lenteurs et difficultés dans la répartition des familles d'accueil, tout le monde finit par trouver le gîte et le couvert.  Les journées suivantes permirent d'apprécier les somptueux paysages des Trossachs et des Highlands, inondés tantôt de soleil tantôt de bruine et de magnifiques arcs-en-ciel, de mieux comprendre la spécificité de ce pays grâce en particulier aux visites très vivantes du Tartan Museum à Abberfoyle, de Clansmen Centre à Fort Augustus et du remarquable Museum of Scotland à Edimbourg. Quant au Loch Ness, il garde tout son mystère, puisque personne n'a pu voir Nessie, le gentil monstre, ailleurs que dans les magasins de souvenirs.  Mais il fallait déjà penser au retour vers le continent, toujours sur le Superfast 4. La mer du Nord, plus agitée qu'à l'aller, permit à certains de constater qu'ils avaient le pied marin et à d'autres de connaître les délices du mal de mer. La soirée se termina tout de même sur la piste de danse et même fort tard pour ceux qui ne voulaient pas perdre une miette de ce voyage « trop génial » (sic). Un dernier arrêt à Bruxelles sur le chemin du retour donna l'occasion à beaucoup de découvrir l'autre capitale de l'Europe et sa magnifique grand-place.

© Dernières Nouvelles d'Alsace, Mardi 3 Juin 2003.

Douches écossaises...

 

Les lycéens ersteinois à la conquête des Highlands.(Doc. remis)

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TROIS FILLES "TRES BIEN"

Milène Adolf a 18 ans et habite le village de Hindisheim. Depuis quelques jours, elle a son bac S spécialité physique-chimie en poche. Un diplôme qu'elle a réussi de façon remarquable, avec 18,65 de moyenne générale.

 « J'ai eu 19 en physique-chimie, 20 en maths et 19 en biologie, avoue modestement la bachelière, et c'est vrai que j'espérais avoir cette mention très bien, en tout cas, c'est ce que je visais  ». Pari gagné pour cette jeune fille, qui n'est pas seulement douée pour les sciences, puisqu'elle a également décroché un 16 en philosophie.  Sa méthode : « aucune, mis à part un travail régulier durant toute l'année et une petite semaine de révisions dans le Jura !  ». Un voyage organisé par le lycée pour sa classe, avec en alternance, heures de cours et temps de loisirs. « Il y avait une bonne ambiance, raconte la lycéenne, c'était vraiment bien.  »  Au mois de septembre, Milène intégrera une prépa physique-chimie au lycée Kléber de Strasbourg. Mais d'ici là, elle compte bien en profiter : « Je n'arrête pas de fêter mes résultats, lance Milène, et je pense que ça va continuer...  »

Les loisirs aussi
Caecilia Bohn est originaire d'Eschau et n'a que 17 ans. Avec un an d'avance, elle a passé les épreuves du bac S option physique-chimie avec succès : 20 en maths, 19 en physique-chimie, 15 en biologie et une moyenne générale de 16,02. Un parcours sans faute pour cette jeune fille, qui n'était pourtant pas très sûre d'elle : « A la sortie, je ne savais pas trop, je pensais à la mention assez bien ou bien, mais dans mon entourage, on s'y attendait un peu  ».  Pour obtenir ces résultats, pas de potion magique non plus pour cette lycéenne, qui a travaillé dans la continuité, durant toute l'année, sans toutefois abandonner ses loisirs. « Je fais de l'équitation dans un club à Obenheim, explique Caecilia, je pratique depuis dix ans et ce que j'aime surtout c'est la randonnée.  » Une passion qu'elle a assouvie plusieurs fois par semaine jusqu'au jour du baccalauréat.  A la rentrée, Caecilia ira au lycée Kléber de Strasbourg dans une prépa mathématiques physique-chimie. « Ce sont les deux matières que j'aime  » souligne la scientifique. Une filière qui devrait lui réussir sans problème.

« C'était champagne ! »

Pour Elodie Troestler, 18 ans, de Fegersheim, « la terminale c'était assez mort côté loisirs, à part les sorties entre amis, le ciné...  ». Un petit sacrifice qui aura porté ses fruits puisqu'elle a réussi son bac S spécialité mathématiques haut la main. « J'ai eu 20 en maths, 18 en physique-chimie et 13 en biologie, expose la jeune fille, et ma moyenne générale est de 16,55  ». Un résultat dû selon elle, au professeur de mathématiques : « On a été bien préparé en maths, et j'espérais la mention bien, mais très bien... A la maison, on a sorti le champagne !  ».  Au mois de septembre, la bachelière a choisi d'entrer en fac de mathématiques et informatique appliqués aux sciences à l'université Louis-Pasteur de Strasbourg, et souhaite devenir, par la suite, institutrice. Et cet été, pas question pour elle de s'ennuyer. « Durant le mois de juillet, je prends des cours pour apprendre la langue des signes, raconte la jeune fille, ça m'intéresse beaucoup, et au mois d'août, je suis animatrice au centre aéré de Fegersheim  ». Un emploi du temps bien rempli pour Elodie, qui n'oubliera pas de se reposer, pendant ces vacances bien méritées.

Régine Sprauel © Dernières Nouvelles d'Alsace, Vendredi 11 Juillet 2003. . Tous droits de reproduction réservés

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« C'est la deuxième fois que nous nous succédons avec Michelle Hénon. La première, c'était en 1986, à Bischwiller. Elle quittait son poste de proviseur-adjoint pour venir comme chef d'établissement à Erstein, et moi j'arrivais pour être proviseur. »  Avant d'être nommée à ce poste, Michèle Delbecq-Rigel, 55 ans, a effectué un parcours « atypique », guidé par sa passion de la formation. « Dès que j'entends parler de méthodes d'apprentissage, je fonce. » Et cela, depuis toute petite. « Quand j'étais élève en primaire, après la classe j'allais aider l'institutrice de l'école maternelle. » D'où une carrière alternant le professorat et l'exploration pédagogique. Sans compter ses participations comme encadrante à des « centres aérés, de loisirs, des colonies de vacances. J'ai toujours passé des vacances très studieuses. »
La formation en dehors de l'Éducation nationale
En 1980, alors qu'elle enseigne depuis une dizaine d'années, comme maître auxiliaire, puis comme prof d'histoire-géo, elle décide de quitter l'école pour diriger une association de formation continue. « Pour voir comment se passait la formation en dehors de l'Éducation nationale. » L'aventure dure un an, puis, après un passage de cinq ans en région parisienne, elle revient dans son Alsace natale, et retrouve le tableau noir. Direction le lycée Couffignal de Strasbourg.  Pas pour longtemps. En 1982, elle est chargée de mission par l'académie. « Ils m'ont sortie de la classe » pour former le personnel enseignant face aux jeunes en difficultés scolaires. L'expérience est menée dans un premier temps au lycée Le Corbusier d'Illkirch. Devant son succès, elle est élargie à toute l'Alsace. Et voilà Michèle sillonnant la région, « de Mulhouse à Wissembourg ».  Nouveau retour sur l'estrade pour « voir si je pouvais appliquer ce que je disais aux autres de faire ». Avant un nouveau départ en 1984 pour, cette fois, aller former les chefs d'établissement. « Il s'agissait de mettre en place des projets d'établissements, pour créer une synergie dans les équipes. » Là encore, pourquoi ne pas passer aux travaux pratiques ? Elle s'inscrit sur la liste d'aptitude, et obtient le poste de proviseur à Bischwiller.
Coordinateur de la pédagogie
Là-bas, comme à Erstein, pas question de marcher à l'ancienne et de ne se consacrer qu'à la gestion. « Etre chef d'établissement aujourd'hui, ce n'est pas seulement de l'administratif, mais c'est aussi des ressources humaines. »  Cependant, loin d'elle l'idée d'empiéter sur le domaine des professeurs. Au qualificatif académique de premier pédagogue de l'établissement, elle préfère celui de « coordinateur de la pédagogie ».  Avec un lycée qui compte cette année une classe de seconde supplémentaire et près de 830 élèves, il s'agit de « faire en sorte que tout se passe bien ».

Hélène Moulin

 

Erstein

Pédagogiquement vôtre...

Michèle Delbecq-Rigel dans ses nouveaux bureaux.

(Photo DNA)

Une nouvelle proviseur pour une nouvelle année scolaire au lycée Marguerite-Yourcenar d'Erstein : Michèle Delbecq-Rigel remplace Michelle Hénon. Ancienne chef d'établissement du lycée professionnel de Bischwiller, elle s'apprête à faire sa première rentrée ersteinoise ce matin.

Mar 2 Sep. 2003

© Dernières Nouvelles d'Alsace, Mardi 2 Septembre 2003.

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Les rencontres entre lycéens et personnes âgées devraient être reconduites l'année prochaine.(Photo DNA)

 

 Une douzaine d'élèves du lycée Marguerite-Yourcenar ont rencontré des pensionnaires de l'hôpital local d'Erstein dans le cadre d'un projet d'études. Un échange émouvant que jeunes et moins jeunes prennent à coeur.

Erstein

Deux générations et une rencontre

« Différentes idées nous ont été proposées, explique Cindy, en première année de bac pro de comptabilité et responsable du projet d'échange avec les pensionnaires de l'hôpital local d'Erstein. Mais rien ne nous intéressait, et nous avons donc proposé de rencontrer des personnes âgées », poursuit-elle.

 Des jeunes qui demandent à rencontrer des moins jeunes, eh bien oui, ça existe. 12 élèves du lycée Marguerite-Yourcenar d'Erstein l'ont fait, une à deux fois par mois. Des allers et venues réciproques entre l'établissement et l'hôpital local de la cité sucrière.

Initiation à l'internet

« Ils (les pensionnaires, ndlr) sont en retrait, ils se font une mauvaise idée des jeunes, estime Cindy. Quand ils viennent, ils sont heureux, on le voit à leurs visages ». Heureux, puisque les lycéens mettent tout en oeuvre pour agrémenter le quotidien parfois morose des personnes âgées. A l'image de l'initiation à l'internet qui a permis à l'ancienne génération de parcourir ses thèmes favoris : les fleurs, les voitures ou encore le football.

 Discuter, échanger ses points de vue, apporter un sourire, le projet initié depuis le mois de septembre devrait être reconduit l'an prochain, mais sur un trimestre seulement. C'est tout ce qu'espèrent Cindy et ses camarades. « Dans tous les cas, on pourra toujours y aller en tant qu'amis », se rassure la responsable.

 Car, pas de doute, des affinités se sont créées. « Lorsque nous nous quittons, ils nous demandent toujours quand nous revenons », avoue Cindy en souriant. Les jours vont être longs. Le groupe part en stage incessamment sous peu. Une visite pendant les grandes vacances s'impose.

© Dernières Nouvelles d'Alsace, Mardi 25 Mai 2004

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Des lycéens en Irlande

3 heures du matin, la joyeuse équipe des 54 élèves de 1re du lycée Marguerite Yourcenar a pris la direction de la verte république d'Irlande, sous l'aimable tutelle de Mmes Schohn, Bock, Meyer et Boisserie.

La traversée à bord du vétuste « Normandy » d'Irish Ferries fut inoubliable, apocalyptique diront certains. Loin du faste des précédentes compagnies maritimes, nous étions en fond de cale ou presque, pour mieux humer les subtils effluves de fioul, conjugués aux ballottements d'une mer démontée : 29 h de traversée au lieu des 18 prévues... au cours desquelles les « vomibags » furent d'un grand secours !
Heureusement, nos familles d'accueil nous attendaient vers 1 h du matin, ce qui nous réconcilia avec le pays. Que ce soit à Cork ou Galway, les irlandais furent presque tous d'une gentillesse et ponctualité remarquables.Le circuit dans le Kerry avec ses lacs, montagnes, paysages ensorcelants aux multiples légendes, sous un ciel tour à tour noir ou lumineux, nous fit sentir la magie de ces terres celtes habitées de fées et « leprechauns », petit peuple malicieux et invisible.La douceur humide du climat produit une végétation luxuriante, des fleurs en abondance, des rhododendrons géants à faire pâlir d'envie, admirés dans le somptueux parc de Muckross House, et de verdoyantes étendues, dont se délectent les innombrables moutons « blackface ».La visite du château de Bunratty, entouré de chaumières de l'écomusée, nous présenta divers aspects de l'histoire, mode de vie et traditions irlandaises. Partout, un petit feu de tourbe brûlait dans l'âtre. A plusieurs reprises nous vîmes des tourbières où un travailleur solitaire bêchait, formant des mottes de tourbe mises à sécher, combustible traditionnel d'un pays pauvre.Le paysage le plus spectaculaire fut sans doute celui des falaises de Moher, 200 mètres de haut sur 8 km, sous un soleil radieux et in vif vent marin : souvenir inoubliable, suivi de la découverte du paysage lunaire du Burren, vaste plateau de calcaire gris sans arbres ni verdure, longeant la mer. La soirée dans un « pub » vers Galway nous permit d'apprécier le folklore irlandais sous forme de musique, chants et danses traditionnels présentés par des jeunes artistes, véritables virtuoses. Hélas, la Guiness ne coula pas à flots, l'Irlande, à l'heure européenne, s'est assagie : pas d'alcool pour les moins de 21 ans, finies les joyeuses beuveries familiales, désormais les mineurs quittent les lieux à 21 h.Les romantiques ruines de l'abbaye de Cong vers les montagnes du Connemara, nous firent rêver et chanter. Le majestueux Rocher du Cashel, enfin, avec ses croix celtes en pierre réunissant le symbole chrétien avec le soleil païen, nous raconta l'histoire de Saint-Patrick qui christianisa l'Irlande.
Pour couronner le tout, nous avions la chance d'être accompagnés par un chauffeur exceptionnel, qui participa beaucoup à la chaleureuse ambiance de notre périple. Il nous organisa un pique-nique le dernier jour, et, cerise sur le gâteau, nous fit voir la Défense, Tour Eiffel, Bercy, le Stade de France, sur le chemin du retour.Il faudrait certes mentionner la nourriture, mais la seule évocation du mot « frite » fait encore hurler nombre d'élèves qui après une semaine ne rêvaient que de verdure, salade et légumes frais. La pomme de terre est la base de l'alimentation des irlandais, et cela, nous ne l'oublierons pas.
Nous gardons tous, élèves et enseignants, un souvenir ébloui de ces 8 jours de découverte sur cette île émeraude aux confins de l'Atlantique, à la population tranquille et accueillante, que nous vous encourageons tous vivement à découvrir un jour vous-mêmes.

Béatrice SCHOHN

 

 

Voyage en Irlande pour les élèves de 1ere du lycée Marguerite Yourcenar.

54 élèves du lycée Marguerite Yourcenar, et quatre professeurs ont effectué un
voyage découverte de l'Irlande. Souvenirs de cette belle équipée.

© Dernières Nouvelles d'Alsace, Jeudi 27 Mai 2004 Article : Béatrice SCHOHN

 


Le BAC 2004 au lycée Yourcenar : 5 mentions «Très bien»

Cinq élèves du lycée Marguerite Yourcenar d'Erstein ont obtenu une mention «Très Bien» au bac, session 2004. Une mention accordée dès lors que la moyenne est égale ou supérieure à 16/20.


Sabrina Herrbach, d'Erstein.

Sabrina : 16,56

Parmi eux, Sabrina Herrbach, d'Erstein. En classe de terminale Economique et sociale, la future « Prépa HEC » avoue n'avoir pas beaucoup travaillé pour obtenir un tel résultat : « J'ai révisé la veille, surtout les matières dans lesquelles je n'étais pas forte tout au long de l'année », raconte Sabrina. « En plus, je n'avais pas de méthode précise ».

 Avec un 19 en maths, un 18 en économie et en philosophie, ce ne sont pas les capacités qui manquent chez la jeune fille, intéressée par la danse. « Mais je vais devoir arrêter, l'année prochaine je n'aurai plus le temps », regrette-t-elle. Les études post-bac occuperont une large partie de son emploi du temps, synonyme en tout état de cause d'un avenir prometteur pour Sabrina.


Damien Berger, d'Erstein.

Damien : 16,13

« Je suis surpris, je visais plutôt la mention Bien », avoue Damien Berger, en classe de terminale Scientifique. « Je ne pensais pas avoir réussi comme ça », est encore étonné l'heureux bachelier.

 Les notes de Damien témoignent de sa réussite, et de l'obtention d'une telle mention : 17 en maths, 18 en physique et en biologie, 16 en philosophie, des matières aux coefficients allant de trois à neuf. De quoi faire rougir ses camarades. « Le truc c'est d'être régulier », explique-t-il pour donner quelques conseils.

 Damien ira lui aussi l'année prochaine en Prépa HEC, mais son avenir reste encore incertain. « J'hésitais entre une école d'ingénieur et me lancer dans le management, livre l'érudit. Et puis il y a beaucoup de Scientifiques dans les écoles de commerce », estime Damien, histoire de conforter sa décision.

 En attendant, le bac est dans sa poche, il ne lui reste plus qu'à chatouiller sa guitare et martyriser son clavier d'ordinateur, ses deux passe-temps favoris, avant d'entamer une nouvelle année scolaire.


Nathanaël Durr, de Benfeld.

Nathanaël : 16,76

Lui aussi en classe de terminale Scientifique, Nathanaël Durr ne s'attendait absolument pas à décrocher une moyenne aussi élevée. Comme ses camarades, il visait la mention Bien, sans plus. Mais avec un 20 en maths et un 18 en physique, difficile pour Nathanaël de ne pas décrocher la mention Très Bien.

 La prépa fera aussi partie du quotidien de Nathanaël l'année prochaine. Mais dans le domaine des maths, de la physique et des sciences de l'ingénierie, au lycée Kléber. « Je vais bosser de la programmation informatique », raconte-t-il. Chose qu'il fait déjà lui, mais les résultats de ses programmes sont... des jeux ! Autant dire que ses études post-bac seront fournis d'un peu plus de sérieux.

 Mais Nathanaël n'a pas fait que jouer cette année. « J'ai quand même bossé régulièrement. Je ne sais pas si je suis spécialement doué, mais je bossais beaucoup », avoue le désormais ex-lycéen. Quoique. « J'ai participé à des tournois de baby-foot au lycée, et j'ai fait de bons résultats ». Mention très bien dans ce domaine aussi ?

 


Nathalie Seiler, d'Eschau.

Nathalie : 16.39

18 en physique, 17 en biologie, 15 en maths, Nathalie, en terminale Scientifique, aligne également une série de notes explosives. « Je visais la mention Bien, mais ma mère, à qui je me suis confiée pendant la période des examens, pensait que je pouvais obtenir la mention Très bien », se souvient encore Nathalie Seiler.

 L'étudiante ira l'année prochaine au lycée Kléber, en prépa HEC. Une filière prisée par les mentionnés 2004. Mais ils le méritent, Nathalie la première. « J'ai été régulière durant toute l'année scolaire, car les bulletins du premier et du deuxième trimestre sont importants pour les études après le bac », explique Nathalie, très studieuse, et amoureuse des maths. « J'adore cette matière, et j'en ai besoin », livre la cartésienne. « J'ai l'esprit de logique et je suis très méthodique ».

 Mais ce n'est pas pour autant que Nathalie ne sort jamais de ses cahiers : elle pratique l'équitation à Obenheim, et adore se plonger dans les BD.


Cécile Torterotot, d'Erstein. (Photos DNA - N.K)

Cécile : 16.68

« C'était possible, mais je ne pensais pas aller aussi haut ». Cécile Torterotot n'en revient toujours pas, de sa mention Très Bien obtenu au bac, session 2004. « Ma priorité c'était juste d'obtenir le bac, afin de rentrer en Prépa de Maths physiques et sciences de l'ingénierie l'année prochaine », estime Cécile. Mais elle ne s'en plaint pas, de sa moyenne qui sort de l'ordinaire.

 17 en physique, 20 en maths et 16 en philosophie, les autres disciplines frôlent ces mêmes notes. « Je ne sélectionne pas les matières, je préfère avoir de bonnes notes partout », se justifie la Terminale S. C'est réussi, visiblement, mais au prix de certains sacrifices. A l'image du jury littéraire auquel participait Cécile au lycée, qu'elle a dû stopper l'année dernière. « J'aime le français. Enfin pas le côté orthographe ou grammaire, mais l'écriture », raconte-t-elle. « J'aime bien écrire, la plupart de mes récits restent dans les tiroirs, d'autres je les fais lire à mes amis », poursuit Cécile, qui pour une élève de profil scientifique, s'accroche bien à la littérature.

 

 

Propos recueillis par Nicolas Klipfel.


Dans les règles de l'art

 Depuis lundi dernier, dès 18 h, ils sont une dizaine de jeunes, au gymnase Marguerite-Yourcenar. Vêtus de vieux pantalons et de tee-shirt sales, les artistes en herbe sont là pour redonner vie à une façade bien mal en point jusqu'ici, pour cause de dégradations.

Acteur et concepteur

« Nous proposons la réhabilitation des murs avec un support graphique, explique Farid Amrani, éducateur, qui travaille pour l'association Profil prévention. L'endroit est fréquenté par les jeunes du lycée, ou ceux qui viennent pour le loisirs, poursuit-il. C'est leur endroit, c'est à eux d'être acteur et concepteur de l'environnement. »

 C'est au début du printemps dernier que Farid est allé à la rencontre de jeunes qui fréquentent les lieux. L'éducateur leur a présenté le projet, et une rencontre a été organisée avec des artistes peintres de l'association Le repère. « Notre but est de promouvoir l'art et la culture du graphisme, explique Jaek, un des intervenants. Notre démarche, c'est d'amener les jeunes au dessin, par la création de maquettes sur une thématique. » Ici, c'est le sport qui a été choisi : deux terrains stabilisés entourent le gymnase.

 Matthieu, Mohamed et Tony sont trois des dix jeunes qui ont accepté de taguer un des murs du bâtiment public. Respectivement originaires de Matzenheim, Erstein, et Benfeld, le trio n'avait jamais touché à une bombe de peinture auparavant. L'occasion pour eux de découvrir cette activité, et d'en faire profiter les autres : « Comme on fait du sport ici, au moins on peut avoir de beaux murs, quelque chose de joli », estime Tony. « Et puis les jeunes de notre âge sont content qu'on fasse cela », poursuit Mohamed.

Deux autres façades

L'action, financée par la communauté de communes du Pays d'Erstein, a aussi été lancée pour mettre le doigt sur les dégradations intempestives dans la ville, et permettre un défoulement encadré des tagueurs. Ce que n'ont pas tout de suite compris les habitants des alentours du gymnase, dans un premier temps effrayés par ces couleurs qui apparaissaient de jours en jours. « Certains riverains se sont même déplacés », se souvient Farid.

 Deux autres façades sont sur l'échéancier de la réhabilitation, pour l'année prochaine. « Quand tous les murs seront réalisés, on organisera une inauguration », assure Farid. Histoire de faire rencontrer les artistes au public, et pourquoi pas, de proposer leur service aux communes environnantes.

Nicolas Klipfel

 

 

 

 

 

Depuis lundi, un des murs du gymnase Marguerite-Yourcenar est tagué par des jeunes.(Photo DNA/N.K.) Une dizaine de jeunes s'activent en ce moment pour repeindre un des murs du gymnase Marguerite-Yourcenar, à Erstein. Repeindre, ou plutôt « retaguer », en toute légalité.

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© Dernières Nouvelles d'Alsace  - 

Dim 28 nov. 2004

Erstein-Le développement durable dans les cartables
Elèves et enseignants ersteinois ont présenté leurs actions en matière de développement durable.(Photo DNA) Jeudi, les élèves et les professeurs de trois établissements scolaires ersteinois ont présenté au recteur de l'Académie les actions menées en matière d'éducation au développement durable.
Si le terme de développement durable fait désormais partie du langage courant, ses composantes sociales et politiques sont encore souvent négligées au profit d'un seul enjeu : l'environnement. Aussi à l'instar d'autres académies, celle de Strasbourg, à travers notamment le collège Romain-Rolland, le lycée agricole et le lycée Marguerite-Yourcenar, a-t-elle mis en oeuvre depuis la rencontrée scolaire un programme d'éducation au développement durable.
L'intérêt porté par les décideurs à ce volet éducatif s'est traduit jeudi par une visite de Gérald Chaix, recteur de l'Académie de Strasbourg au lycée Marguerite-Yourcenar. Avec à ses côtés Théo Schnée, maire d'Erstein et M. Hildenbrandt, directeur régional de l'agriculture, il a écouté les professeurs et les élèves présenter les actions en cours et les projets en attente de réalisation.
Gestion des déchets, mise en place d'une cantine durable, travail sur les problèmes liés à l'eau en géographie sont quelques-uns des nombreux aspects auxquels les élèves d'Erstein sont aujourd'hui sensibilisés.
Répondre aux besoins de demain
« Nous ouvrons souvent nos élèves aux perspectives de l'espace mais bien souvent nous oublions de les ouvrir aux perspectives du temps », a souligné Mme Tidemann, enseignante au lycée Marguerite-Yourcenar, elle a rappelé la nécessité d'amener les jeunes à modifier leur comportement pour que demain puisse répondre aux besoins des générations futures.
Dans ce contexte, le partenariat mis en place depuis 1999 entre des établissements scolaires d'Erstein et de Yaoundé (Cameroun) a suscité de nouveaux projets tels que la réalisation d'un film vidéo sur le collège Romain-Rolland ou un travail de co-écriture entre les élèves des deux communes.
Si les retombées de toutes ces actions ne peuvent encore être évaluées concernant la réduction de la pauvreté et du gaspillage, l'éducation au développement durable semble cependant déjà renforcer une approche méthodologique prônée depuis longtemps par certains pédagogues.
Pour amener les élèves à acquérir une meilleure compréhension du monde et une plus grande autonomie, Mme Tidemann a souligné l'intérêt de jouer sur « l'interconnexion des savoirs ».
J.B.

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Le lycée Marguerite-Yourcenar d'Erstein participe à l'opération régionale le « Mois de l'autre » qui vise à faire travailler les adolescents sur les concepts de tolérance et de respect. Dans la cité sucrière, une classe de seconde a choisi d'aborder ces notions, en théorie comme en pratique, à travers le cinéma.Salle C0-8, au rez-de-chaussée du lycée Marguerite-Yourcenar, les chaises sont déplacées et les tables poussées. Les 32 élèves de seconde 3, encadrés par Marie-Hélène Tidemann, professeur de sciences économiques et sociales, se répartissent en groupes de quatre, et se remettent à leur scénarios. « C'était quoi votre histoire déjà ? », demande Jean-Yves Fischbach, réalisateur/formateur, à Lucas, Abdullah, Geoffroy, et Thomas.« C'est un jeune homme de notre âge, décrit Geoffroy. Ses parents sont riches, mais l'entreprise fait faillite. Ils sont au chômage et ils doivent déménager pour habiter dans un HLM. » Complété par Lucas : « Il faut qu'ils apprennent à s'adapter. L'enfant a du mal à s'intégrer, mais, il finit par y arriver. D'habitude, c'est le contraire, ce sont les gens des cités qui doivent s'adapter. »

Approche cinématographique
Ce travail d'écriture s'inscrit dans l'opération le « Mois de l'autre » lancée début mars par la Région. Une série de projets autour du thème de la tolérance a été proposée aux lycées, et aux centres de formation des apprentis. A Marguerite-Yourcenar, le choix s'est porté sur des interventions du comité de liaison d'associations pour la promotion des immigrés en Alsace, le Clapest, et sur une approche cinématographique du sujet.
« Le cinéma est passionnant, avance Jean-Yves Fischbach, il parle tellement de l'humanité. » Ce qui lui permet « d'analyser la société à travers les films : l'homme à travers les films, la liberté, l'amour... » Et la violence, comme à Marguerite-Yourcenar. Où plutôt les problèmes posés par « la rencontre avec l'autre, l'acceptation de la différence ».

Travailler à plusieurs
Tout cela en 16 heures, à raison d'une séance de deux heures tous les vendredis après-midi. Après une leçon de décryptage du langage du cinéma, les lycéens se sont mis à plancher sur l'écriture d'un scénario pour un court-métrage de trois minutes. Avec comme consigne qu'« il y ait un conflit lié à une différence, et que ce conflit soit résolu ».Une fois les copies rendues, une des histoires sera choisie par les élèves, et le tournage pourra commencer. L'opération a « deux objectifs, faire réfléchir à la question de la tolérance », et confronter la théorie à la pratique via « les difficultés qui apparaissent quand on travaille à plusieurs ».Sur le plateau, les adolescents s'occuperont de tout, même de la caméra. « Nous allons tourner en numérique. Cela permet un visionnage immédiat. Ils pourront voir qu'ils ont fait quelque chose ensemble, et qu'ils sont arrivés jusqu'au bout. »

Hélène Moulin

Erstein

 

Moi et les autres, faire en sorte que cela tourne rond

 

 

Après l'écriture du scénario, les lycéens passeront au tournage du court-métrage.(Photo DNA - Jean-Paul Kaiser)

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Erstein

Faire primer la discussion

Lundi, le prix littéraire du lycée Marguerite-Yourcenar a été attribué à Fred Vargas pour « Sous les vents de Neptune », par un jury composé d'élèves. Et, présidé par Philippe Fusaro, écrivain libraire strasbourgeois, qui a passé toute la journée à dialoguer avec les ados.

 

 

Philippe Fusaro face aux éleves.(Photo DNA - Jean-Paul Kaiser)

 

 

Philippe Fusaro : « Le colosse d'argile », aux éditions La fosse aux ours, 2004. Fred Vargas : « Sous les vents de Neptune », aux éditions Viviane Hamy, 2004.

 

Philippe Fusaro face aux éleves.(Photo DNA - Jean-Paul Kaiser) Lundi, le prix littéraire du lycée Marguerite-Yourcenar a été attribué à Fred Vargas pour « Sous les vents de Neptune », par un jury composé d'élèves. Et, présidé par Philippe Fusaro, écrivain libraire strasbourgeois, qui a passé toute la journée à dialoguer avec les ados.
« Quand j'étais étudiant, j'étais surveillant, je sais ce que c'est que des élèves, raconte Philippe Fusaro, je m'entendais même mieux avec eux qu'avec l'administration .» Petite touche qui fait rire l'équipe du CDI du lycée Marguerite-Yourcenar.
Tee-shirt rouge, pantalon kaki, baskets noires, les cheveux fixés en une esquisse d'iroquoise, Philippe Fusaro, 34 ans, est loin de la tension du ring. L'écrivain est très à l'aise, ce lundi après-midi, face à la trentaine d'élèves qui lui pose des questions sur son dernier livre, « Le colosse d'argile ».
Un roman que ce libraire, auteur de trois autres ouvrages publiés, a écrit en se basant sur la vie de Primo Carnera, boxeur italien mythique des années trente, gentil petit gars miséreux et amoureux de son pays, devenu armoire à glace manipulée par Mussolini, et perdue dans les strass, paillettes et coups bas du milieu pugilistique et du show business.
« Capables d'être critiques »
Avant de parler de son livre, Philippe Fusaro a présidé, dans la matinée, le jury composé des mêmes adolescents, pour désigner le lauréat 2005 du prix littéraire du lycée. « C'est ma première expérience de président de jury, les élèves sont touchants, ils sont capables d'être critiques. »
La délibération s'est faite en dialoguant. « Nous avons discuté des histoires, des titres, de la qualité d'écriture. » Bref, « un chouette moment à parler bouquin. On dit que les jeunes ne lisent plus, ce n'est pas vrai. »
A l'issue du vote, c'est Fred Vargas et « Sous les vents de Neptune », en concurrence avec six autres ouvrages, qui l'a emporté haut la main. « Je n'ai pas du tout influencé le vote. D'ailleurs, si cela avait été moi, je n'aurais pas voté pour Fred Vargas, je ne suis pas très polar. »
La deuxième partie de la journée est justement consacrée à savoir un peu plus qui il est. Une fois tout le monde installé dans le CDI : « Et maintenant, on va parler de moi... C'est ça ?... », lâche-t-il, sourire aux lèvres.
Origines italiennes
En essayant de couvrir le bourdonnement causé par des volets défectueux, les élèves posent leurs questions. « Pourquoi avez-vous écrit sur cette époque, il n'y a pas de lien avec l'actualité ? » « Depuis pas mal d'années, j'ai un goût prononcé pour les années 30. Et je n'arrive pas à l'expliquer. Je pensais qu'en écrivant le roman, j'allais trouver les raisons. Et non, je ne sais toujours pas pourquoi. »
Par contre, ses raisons de s'intéresser à Primo Carnera foisonnent : des origines italiennes communes, le côté incroyable de la vie du boxeur, le fait qu'elle se mêle à la grande histoire... Régulièrement, des lycéens ignorant que le CDI est occupé, pénètrent dans la salle, avant de sursauter et de faire demi-tour fissa quand il voient l'assemblée. « Oh mince, un auteur ! » rigole gentiment Philippe Fusaro en caricaturant une voix d'ados devant la surprise d'un jeune homme.
Drôle de sport
« Est-ce que vous vous intéressez à la boxe ? » « Oui, la boxe, j'aime bien ça. C'est un drôle de sport. Il provoque la fascination, mais aussi la répulsion car c'est très très violent. On n'y vient jamais, ou à de rares exceptions, quand on est issu d'un milieu bourgeois. C'est quand on a rien que l'on met sur le tapis sa propre force, son propre corps, pour devenir quelqu'un, un héros. Tout en sachant qu'on va payer de sa personne. »
Pour se lancer dans ce livre, en plus des thèmes qui l'attiraient, Philippe Fusaro a eu besoin de se documenter. Pendant les cinq ans de réalisation du roman, la majorité du temps a été occupée par des recherches. Dont six mois passés à Rome grâce à un congé sans solde obtenu à la librairie.
A tâtons
A la question de savoir s'il y a une formation spécifique pour devenir écrivain, Philippe Fusaro répond que « tout le monde peut devenir écrivain, il n'y a pas besoin d'avoir fait des études ».
Et pour ceux qui en font, comme lui, il n'y a pas de voie unique. Après un bac littéraire, il passe un an aux Arts Déco de Strasbourg, avant de se décider pour la fac d'italien, et finalement devenir libraire. « Ce n'est pas toujours direct, parfois, on doit se chercher à tâtons, petit à petit. »
Hélène Moulin

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C'est pour rendre plus concret le programme de géologie que les trois classes de 1re S du lycée M.-Yourcenar d'Erstein ont passé quelques jours à la découverte des volcans de la chaîne des Puys et du fossé de la Limagne.

 A travers plusieurs sites, la galerie d'extraction de la pierre de Volvic, le volcan à ciel ouvert de Lemptégy, le Puy de Dôme, ils ont abordé les différents phénomènes relatifs au magmatisme. Une visite au parc de Vulcania a permis d'apporter des informations complémentaires grâce à une sélection de diverses activités.

 La dernière journée a été consacrée à l'étude géologique et archéologique du plateau de Gergovie et à celle du fossé de la Limagne à partir de l'exemple concret, la carrière du Grand Gandailhat.

 Les soixante-huit élèves, accompagnés de cinq enseignants, étaient hébergés dans le cadre verdoyant du château de Theix.

 

Classe de terrain en Auvergne

 

Un guide du site et des élèves de 1re S au volcan de Lemptégy.

(Photo M. Weisheimer)

© Dernières Nouvelles d'Alsace  - Sam 7 mai 2005

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Le lycée Yourcenar au Pays de Galles

 

Cinquantes élèves de 1re de l'autre côté de la Manche.(-)

Début mai, au terme d'une belle aventure anglo-galloise, une bande de lycéens épuisés est rentrée au bercail, de belles images plein les yeux.

 Mardi 26 avril à l'aube, une 50e d'élèves de 1re se mit en route vers la Grande-Bretagne. Après une 1re étape dans la magnifique ville de Bruges, le groupe embarqua à Hull pour une traversée tranquille.

 Les remparts sont la meilleure façon de découvrir Chester, ancien castrum romain, 1re ville anglaise. Nous avons pu admirer cette cité médiévale bien préservée, les ruelles aux colombages et encorbellements si particuliers, animées de centurions criant les ordres en latin. Le soir, les familles galloises nous accueillirent chaleureusement et les quelques chanceux logés à Llandudno purent admirer la côte illuminée aux allures de Riviera. Le lendemain, visite houleuse et ventée du château de Carnaerfon. puis bien à l'abri dans le car, nous avons découvert les paysages gallois, le fantôme du Mount Snowdon dans le brouillard, et à l'infini, collines verdoyantes et moutons.

 Le jour suivant non loin de là, Liverpool sous le soleil nous a conquis. Outre son Maritime Museum retraçant le passé de ce grand port historique, certains ont découvert le musée des Beatles, d'autres la cathédrale de Liverpool. Après une romantique journée dans la région des lacs, nous avons fait escale à l'abbaye de Bolton, majestueuse ruine dans son écrin de verdure. Dernier jour à York, autre splendeur médiévale, où le groupe put découvrir à sa guise les remparts, la cathédrale, le musée du chemin de fer ou du roi Richard III.

 Une fois de plus, le travail en amont et les heures de fastidieux préparatifs furent récompensés par l'enthousiasme et la curiosité de lycéens motivés, ponctuels, agréables.


 

Ambiance : les galettes des rois sont rebaptisées « galettes des empereurs », et les couronnes sont faites de lauriers. Ce vendredi soir, la tonalité du vernissage a des accents latins, histoire de se plonger dans le passé d'Hadrien, empereur romain qui vécut entre 76 et 138 après JC.Non loin du festin qui réunit parents, élèves et professeurs, se tient une imposante exposition. Elle reprend les éléments forts qui ont inscrit l'empereur dans la mémoire de la capitale italienne.
A quoi ça sert, de connaître le latin ?
« Tout a commencé il y a trois ans, à l'occasion d'un jumelage avec un lycée de Rome », explique Jean-Philippe Fusseler, proviseur adjoint. « Nous avons proposé aux élèves de découvrir la personnalité de l'empereur Hadrien ». Expérience positive pour l'équipe enseignante, car elle « donne du sens à la connaissance du latin et soude un groupe  », souligne M. Fusseler.Pour ce 3ème échange entre les lycées romain et ersteinois, une nouvelle classe de seconde est partie sur les traces de l'empereur « qui a marqué son époque et a été consacré dans un livre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien », rappelle le proviseur adjoint.En amont du voyage, « un travail sur l'étude de la personnalité d'Hadrien a été réalisé par les élèves à partir des écrits de Yourcenar », commente Mme Vendrame, la professeur de lettres classiques qui a accompagné la classe de seconde. « Ce projet a pu être monté grâce à un noyau d'une dizaine d'élèves latinistes et au partenariat avec l'école d'architecture de Strasbourg, poursuit-elle, ainsi deux élèves de 4ème année d'archi se sont joints à nous. Ils ont pu réaliser des croquis qui ont servi de base pour l'établissement de maquettes ».
Des recherches passionnantes et enrichissantes
Quant aux lycéens, un lourd travail d'exploitation de l'information les attendait au retour. « Une occasion unique de mener des recherches documentaires sous toutes ses formes : à partir du terrain, des livres ou d'internet », complète Mme Archambault, documentaliste au lycée. De cette classe de seconde 7, bien des souvenirs subsistent. Maintenant, les élèves sont en première S, L ou autre, et réunis ici pour l'occasion.Pour Maxime, élève en 1ère S, il est bien difficile de réduire ce voyage à quelques clichés mais il retient « l'histoire de Rome » et son intrication de religion, d'architecture et d'art. C'est la « villa Adriana » qui a le plus marqué Marjorie, lycéenne de 1ère L. Motivé et enthousiaste, Maxime ajoute à propos de l'expo : « Cela nous a demandé beaucoup de travail ». «  Mais si c'était à refaire, je n'hésiterais pas », lâche Joanne.
On a le sentiment que chacun a su apporter sa pierre à la réalisation de l'exposition. « C'est un travail qui a été très enrichissant », conclut Marjorie.
L'exposition circulera dans les collèges du département puis dans l'école d'architecture. Quant aux élèves, selon les voeux de l'équipe éducative, ils sont appelés à grandir à l'aune de cette expérience épanouissante.
F. M.

Erstein / Lycée Marguerite-Yourcenar

En mémoire d'Hadrien

Elèves, parents et enseignants du lycée Marguerite-Yourcenar

se sont réunis vendredi pour le vernissage d'une exposition sur l'empereur Hadrien.

 

De gauche à droite, Joanne, Marjorie et Maxime.

(Photo DNA)

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Erstein / Résultats extras à Marguerite-Yourcenar
Le secret du lycée

Le classement des lycées d'Alsace, publié hier par notre journal, montre que le lycée Marguerite-Yourcenar d'Erstein est un des meilleurs établissements secondaires entre Wissembourg et Altkirch. Madame la proviseure est fière. De ses élèves et de ses professeurs.

 

La proviseure, Michèle Delbecq-Riegel, est fière de ses élèves et de ses professeurs. (Photo DNA - Jean-Paul Kaiser)

 Les chiffres de la réussite

Rappelons les résultats du lycée Marguerite-Yourcenar qui compte 880 élèves et près de 85 professeurs.

Taux de réussite au bac d'enseignement général, 94 %  (mais 98 % dans les sections scientifiques) ; taux de réussite attendue de la part d'un établissement de cette catégorie :  90 %. Donc, 4 points de mieux.

Chances d'arriver en terminale pour un élève qui entre en seconde : 89 % ; en moyenne, ce taux est de 74 %.

Enfin, 99 % des élèves de terminale sortent du lycée avec leur bac en poche !

Dans la section enseignement professionnel (130 élèves), les chiffres sont tout aussi bons. 91 % de réussite au bac alors qu'on n'en attend que 85 %. 95 % des élèves arrivent en terminale, alors qu'en moyenne, ils ne sont que 75 %. Enfin, 95 % des terminales sortent avec le bac.

Michèle Delbecq-Riegel est proviseure de Marguerite-Yourcenar depuis trois ans. « Quand je suis arrivée, mon prédécesseur m'avait alertée sur un point : les professeurs sont très exigeants... Je leur donne raison. »

 Et les élèves, semble-t-il, sont à la hauteur des professeurs. « On a un public en or. Nos élèves sont des enfants de la campagne. Ils ont le respect des professeurs et ils ont un projet professionnel. » Élèves motivés et sérieux. Ne peuvent que réussir.

 Ça marche d'autant mieux que 65 % des élèves sont des filles. C'est bien connu : elles travaillent mieux que les garçons et sont moins dissipées. Seul regret de Madame la proviseure : « Elles ne sont pas très ambitieuses. » Brillantes au bac, elles se dirigent souvent vers des filières courtes alors qu'elles pourraient préparer les grandes écoles. « Je les pousse tant que je peux à se présenter aux classes préparatoires. »

Le secret de la réussite ? Peut-être la charte du lycée

 Si les élèves travaillent bien, c'est aussi parce que les professeurs savent y faire. « On leur demande beaucoup de travail. Environ une heure et demie à deux heures, en plus du travail scolaire. » Et puis, il y a la charte du lycée que doivent signer les élèves et leurs parents. C'est un peu le projet de l'établissement.

 La charte a été élaborée par la « communauté pédagogique ». C'est un court texte d'une page qui explique clairement et simplement comment un élève doit travailler. En quelques mots, tout est dit, même ce qui a l'air superflu. « Cela peut paraître un peu scolaire, mais on s'est dits : il faut donner des recettes de travail. »

 On y explique par exemple ce que veut dire « apprendre une leçon ». Cela veut dire qu'il faut apprendre « le vocabulaire de la leçon, les définitions, les formules, » etc. Une méthode pour bien travailler.

 Mais cet effort doit être soutenu en permanence. La proviseure a développé le Conseil de la vie lycéenne pour améliorer le cadre de travail. Ce conseil réunit vingt élèves délégués par leurs camarades et l'équipe d'encadrement. « Tous les quinze jours, nous nous rencontrons pour discuter de questions comme le fonctionnement du restaurant scolaire, la propreté, etc. »

 Réussir, c'est bien, persévérer, c'est mieux : pas question de se reposer sur ses lauriers... « Quand je regarde les statistiques, je vois qu'on est en permanence au-dessus de ce qui est attendu de nous. Cette réussite, c'est extra... Mais, à cette hauteur, il faut tenir. »

Roger Wiltz

DNA 7 Mars 2006

 

 

 

 

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C'est une idée de trois élèves de terminale, Élodie Gaessler et Delphine Schletzer, de Benfeld, et Marjorie Mosser, de Schaeffersheim. Elles sont en classe de STT (Sciences, technologie et tertiaire). Pour leur bac, elles doivent préparer des dossiers de communication.

 « On a pensé au sida, parce que là, il faut faire quelque chose », explique Élodie. « On a pensé au lâcher de ballons parce que c'est quelque chose qui fait plaisir, de voir un ballon s'envoler. » Et puis, le copain d'Élodie, Jean-Noël, a l'expérience des lâchers de ballons. Il en avait organisé un à Sélestat, il y a trois ans.

530 ballons gonflés à l'hélium

C'est pas trop difficile à faire. Il faut demander l'autorisation à la Direction de l'aviation civile, à Entzheim, acheter les ballons et, surtout, les faire gonfler à l'hélium. « Une entreprise de Sélestat est venue ce matin et, en deux heures et demie, à deux, ils avaient gonflé 530 ballons et fixé des étiquettes au bout du ruban. »

 Car c'est le message qui compte. Élodie, Delphine et Marjorie sont passées dans toutes les classes présenter leur action aux élèves et leur demander d'y participer. C'est-à-dire d'acheter un ballon et d'écrire sur la petite étiquette ce qu'ils voudraient dire à propos du sida.

 En même temps, les trois lycéennes sont allées voir l'association Aides qui leur a donné prospectus, contraceptifs et autres documents d'information. « Les élèves se sont arraché ces documents. » C'est une question qui préoccupe les jeunes ? « Je pense que ça fait un peu peur. »

 L'action a été financée par les élèves eux-mêmes. Chacun a acheté son ballon 1 ¤. « Cela a suffi largement à payer les frais de l'action. Le reste, environ 250 ¤, on le donnera à AIDES. »

Les messages s'envolent au gré du vent

Peu après 13 h, on se rassemble sur le parvis du lycée. Les élèves arrivent avec leurs ballons. Deux couleurs dominent, le rouge et le blanc. Il y a quelques ballons plus gros, bleus, jaunes. Ils flottent pendant qu'Élodie, Delphine et Marjorie, attendent le feu vert de l'aviation civile...

 En quelques mots, Élodie remercie les élèves qui participent à l'action. Le proviseur, Michèle Delbecq-Riegel, rappelle l'importance de la lutte contre le sida qui enjoint à chacun et chacune d'être vigilant : « Protégez-vous  ».

 Puis, on lâche les ballons. Rires, cris de joie et de plaisir. Un joli bouquet coloré qui monte lentement vers les nuages. Chacun le suit du regard. On perd vite son propre ballon des yeux. Et s'envolent les messages, au gré du vent. A peine une minute plus tard, ils sont déjà très haut. Ils s'en vont vers le Nord-Nord-Est, Strasbourg peut-être, ils vont traverser le Rhin... Quand ils sont tout là-haut, Élodie, Delphine et Marjorie s'embrassent. Elles ont réussi leur action.

R.W. DNA 8 Mars 2006

Erstein - Lycée Marguerite-Yourcenar

L'envol des ballons anti-sida

 

A 13 h 15, hier, sur le parvis du lycée Marguerite-Yourcenar à Erstein, environ 530 ballons gonflés à l'hélium ont pris le vent, direction Nord-Nord-Est, chargés d'autant de messages pour dire : protégez-vous du sida.

 

 

Élèves, professeurs, et le proviseur, Michèle Delbecq-Riegel, laissent s'envoler les ballons.

 

(Photo DNA - Jean-Paul Kaiser)
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Erstein / Les lycéens et le CPE

La mobilisation continue

Hier, environ 200 élèves du lycée Marguerite-Yourcenar d'Erstein ont protesté, sur place, contre le contrat première embauche (CPE). Comme la semaine dernière au LPA (DNA du 18/03/2006), les lycéens ont exprimé, dans le calme, leur angoisse et leur intention de poursuivre la mobilisation.

Les lycéens lors de l'assemblée générale dans la salle polyvalente de Marguerite-Yourcenar.

(Photo DNA - Jean-Paul Kaiser)

Si quelqu'un veut construire sa vie, ce n'est pas possible avec un premier travail où on peut être viré tout d'un coup.
Une occupation pacifique. Ceux qui veulent aller en classe y vont, le blocage n'est pas à l'ordre du jour. « Ils ont laissé passer les élèves, les professeurs, il n'y a pas de blocus, il y a un service d'ordre responsable, ce sont des élèves qui ont de l'étoffe », note Michèle Delbecq-Riegel, proviseure du lycée. Qui, si elle ne s'est pas opposée à la mobilisation, leur a demandé de reprendre les cours l'après-midi, pour cause de bac dans un peu plus de deux mois.
Sous le préau, les discussions sont accompagnées par quelques envolées rythmiques interprétées au djembé, et interrompues de temps à autre par des slogans anti-CPE scandés au mégaphone. Malgré l'argumentation, à retardement, du gouvernement, le contrat première embauche ne passe toujours pas chez les lycéens. « C'est un contrat qui n'assure aucun avenir. C'est donner tous les pouvoirs aux patrons », affirme Léa.
Même discours chez Aurélien, qui a préféré rentrer dans le hall pour s'abriter des gouttes : « On est totalement contre. Si quelqu'un veut construire sa vie, quitter ses parents, avoir un appartement, demander un prêt, ce n'est pas possible avec un premier travail où on peut être viré tout d'un coup pendant deux ans. »

Ce n'est pas une solution de balancer ce contrat comme ça, et de dire que ça va arranger les choses

Pour certains, la mobilisation va au-delà du CPE : « C'est un ras-le-bol général, estime Léa. Il y a aussi l'apprentissage à 14 ans ! C'est impensable de faire travailler un enfant à 14 ans ! On nous impose des choses que nous ne voulons pas ! »
La colère des lycéens provient du CPE en lui-même, mais aussi de l'impression de n'être ni compris, ni pris en compte par le gouvernement. « Ils profitent de notre âge pour dire que l'on n'est pas conscient de ce qu'il faut faire, dénonce Lysange, je trouve ça exaspérant. » Bref, ce qu'ils demandent, c'est le retrait du CPE, et par la suite, une consultation. « Il faudrait qu'il y ait un dialogue, souhaite Léa. Ce n'est pas une solution de balancer ce contrat comme ça et de dire que ça va arranger les choses. »
« On veut vraiment que les lycéens d'Erstein se mobilisent, explique Nicolas, désigné par une partie de ses condisciples comme représentant du lycée aux réunions de coordination strasbourgeoises. Le mouvement n'est pas mort. Mardi, ça va être le grand rassemblement ! »
Pourquoi, justement, faire un pré-rassemblement quatre jours avant le rendez-vous du 28 mars ? « La mobilisation d'aujourd'hui permet de sensibiliser beaucoup de jeunes, souligne Lysange. Il y en a beaucoup qui ne se sentent pas concernés. » « Il y a un manque d'information, poursuit Léa, il y a plein de gens qui ne sont pas au courant. »

Il faut être informé, cela nous concerne tous, c'est nous l'avenir de ce pays

Et, Maïtée d'illustrer : « Pour certains, CPE, ça veut dire conseiller principal d'éducation ! Il faut être informé, cela nous concerne tous, c'est nous l'avenir de ce pays. »
Dans les couloirs du lycée, parmi les élèves qui ne suivent pas le mouvement, on entend des : « C'est pour plus tard », « Je ne m'y suis pas trop intéressé », « On a encore un peu le temps », ou encore « On va faire des études longues, ça ne nous concerne pas particulièrement. » A cela, Aurélien, qui compte faire médecine, rétorque qu'il pourrait très bien être concerné, si son cursus ne se passe pas aussi bien qu'il le souhaite, et « si ce n'est pas pour moi, c'est pour les autres, pour mes enfants ».Après le rassemblement sous le préau, les lycéens ont tenu une assemblée générale dans la salle polyvalente du lycée, avant de reprendre les cours l'après-midi, et d'envisager un moyen de rallier Strasbourg mardi pour la manifestation.

Hél.M.

© Dernières Nouvelles d'Alsace  - Sam 25 mars 2006

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LES "VRAIS BONS LYCEES" Article du Nouvel Observateur - janvier 2007

Strasbourg Les « historiques » détrônés
Les trois stars de Strasbourg : Kléber, les Pontonniers et Fustel-de-Coulanges, pour lesquels les élèves sont prêts à faire duchinois, de l'histoire de l'art ou à démarrer le grec ancien, se situent respectivement aux 16e, 13e et 40e rangs de notre classement. Des performances moyennes qui contrastent avec leur réputation sans tache, « un peu irrationnelle », comme le note Emmanuel Percq, chef du service académique d'information et d'orientation, et « due au fait qu'ils hébergent de longue date des classes préparatoires aux grandes écoles ».Seule valeur sûre, un peu hors catégorie par son recrutement sélectif aussi bien socialement que scolairement, le très privé gymnase Jean-Sturm de Strasbourg, berceau de l'école alsacienne de Paris. Le lycée affiche 98% de réussite et surtout 89% pour l'accès de laseconde au bac, meilleur taux ex aequo de l'académie avec le lycée Marguerite-Yourcenar à Erstein. De même, Colmar et Mulhousebrillent essentiellement par leurs lycées privés. Saint-André et Jeanne-d'Arc, troisième et cinquième du classement, se révèlent irréprochables en terme de réussite comme pour le suivi des élèves.Le public se distingue, en revanche, dans les petites villes de l'académie avec les lycées Marguerite-Yourcenar à Erstein, Général-Leclerc à Saverne, Scheurer-Kestner à Thann, mais aussi Henri-Meck à Molsheim, André-Maurois à Bischwiller et Stanislas à Wissembourg. Ils parviennent à de bons taux de réussite au bac, de 89% à 94%, et surtout d'excellents taux d'accès de la seconde au bac, de 81% à 89%. Des résultats d'autant plus remarquables que, contrairement aux établissements des grandes villes, ces lycées ne peuvent pas avoir de stratégie (classes à options ou à projets) pour accaparer les bons élèves. Le contournement de la carte scolaire n'a pas de sens quand il n'y a qu'un lycée dans une ville : tous les élèves y vont.Cela signifie que ces lycées, situés surtout dans le Bas-Rhin (sauf Scheurer-Kestner à Thann), réussissent à être très bons sans sélectionner. Dans une région qui peine à se défaire d'une tradition élitiste - quelques-uns au lycée, tous les autres en apprentissage -, et qui stagne au dernier rang de la France métropolitaine pour l'accès au bac d'une classe d'âge, la recette, s'il y en a une, mérite d'être connue.
Modeste, Michèle Delbecq, proviseur de Marguerite-Yourcenar, le meilleur lycée selon nos critères, évoque en premier lieu le « public en or » d'Erstein, cette grande banlieue de Strasbourg, plus pavillonnaire que rurale, et son taux faible, de 20% à 25%, d'élèves provenant de milieux défavorisés. Elle raconte le cercle vertueux qui fait que les bons résultats renforcent une équipe pédagogique déjà dynamique et soudée : « Un bon lycée attire les professeurs et les stabilise : 75% de nos enseignants ont choisi cet établissement et les deux tiers habitent le secteur. Le rectorat y envoie volontiers des stagiaires (professeurs qui viennent de réussir leurs concours, NDLR), à raison de 5 à 8 par an, c'est un levain qui maintient les plus anciens dans la recherche pédagogique. Par ailleurs, 10% à 15% de nos professeurs sont engagés dans la formation. » Du côté des familles, on remarque un accès facile aux enseignants pour les élèves comme pour les parents, une administration qui réagit au quart de tour et avertit le jour même de l'absence non justifiée d'un élève. On demande beaucoup aux élèves au plan scolaire : « Nous expliquons à des parents, parfois très étonnés, qu'il faut compter deux heures de travail personnel le soir et quatre ou cinq heures le week-end pour bien réussir au lycée », indique Michèle Delbecq. On y propose aussi une ouverture culturelle qui n'a rien à envier aux lycées pluriséculaires de Strasbourg. Offre de transports et cartes d'abonnement pour l'Opéra et le Théâtre national de Strasbourg, organisation d'un prix littéraire et invitation d'écrivains pour aborder la littérature contemporaine, ateliers-débats autour de l'histoire de l'art. « La difficulté nous oblige à nous décarcasser ! », explique Michèle Archambault, la documentaliste de Marguerite-Yourcenar.
Nelly Tsokanis, proviseur du lycée Général-Leclerc à Saverne, qui fait presque aussi bien que Marguerite-Yourcenar « avec un secteur au profil socio-économique moyen et de grandes disparités », attribue ses bons résultats à la qualité de l'ambiance et à la cohérence entre les membres de l'équipe éducative. « En dix ans, nous avons fait dix points de mieux de réussite au bac.Ce "plus" tient à l'équipe. Quand l'alchimie fonctionne, les élèves le perçoivent », estime-t-elle.Si la réussite n'est pas simple à expliquer, les difficultés qui produisent les mauvais résultats en bas de tableau sont plus évidentes. Ainsi, les six lycées publics classés C se trouvent au centre et au sud de l'Alsace, trois d'entre eux sont situés à Mulhouse et un à Guebwiller, deux villes particulièrement touchées par les licenciements et le ralentissement économique de la partie la plus industrielle de l'Alsace. Mulhouse concentre près de 60% des RMistes du Haut-Rhin et trois de ses plus importants lycées réunissent 40% d'élèves de CSP défavorisées. Malgré le travail en petit groupes, moins de 60% de ceux qui sont entrés en seconde dans ces trois lycées mulhousiens accèdent au bac.« C'est certainement dans le domaine de l'orientation que les lycées alsaciens pèchent le plus », diagnostique Emmanuel Percq. Pour mener au bac des élèves pour qui cette trajectoire ne va pas forcément de soi, il faut les faire réfléchir sur ce qu'ils feront de leur diplôme et les interroger sur leurs goûts véritables pour qu'ils prennent la direction la plus à même de les motiver. « Le lycée Camille-Sée à Colmar, qui a un profil sociologique difficile, a amélioré ses résultats (de 83% à 85% de réussite au bac de 2004 à 2006) en faisant notamment un énorme travail sur l'orientation », indique Emmanuel Percq. Etre convaincu de l'utilité du diplôme quel'on brigue, c'est un préalable absolu. Mais qui semble bien inégalement réparti...


80 % de reçus au lycée Yourcenar (au premier tour)

Le lycée Marguerite-Yourcenar n'a pas failli à sa réputation. A l'issue de la première série d'épreuves, les heureux élus au bac sont légion.

Édition du Mercredi 4 juillet 2007

« Cette année, nous avons eu 217 élèves inscrits aux épreuves du bac. Actuellement, après le premier tour, toutes séries confondues, 80 % des candidats ont été reçus », commente Michèle Delbecq, proviseur du lycée Marguerite-Yourcenar d'Erstein.La section scientifique se distingue avec actuellement 87 % d'admis. Plus dans le détails, ce sont 89 bacheliers qui ont été honorés d'une mention, dont 54 ont reçu la mention assez bien, 26 diplômés avec la mention bien. Ils sont neuf - comme l'année passée - à accéder à la prestigieuse mention très bien. Ils viennent avec une quasi égalité des sections scientifiques et économiques et sociales.
Reçus avec la mention très bien :
Caroline Cousin
d'Erstein
Sandrine D'Amato de Schaeffersheim
Anémone Huck de Westhouse,
Christine Kinnaert de Benfeld
Maxime Laug de Rhinau,
Léa Lucas d'Erstein
Thomas Stoeckel
Virginie Waltz d'Uttenheim
Émilie Zelmeur d'Obenheim.


L'un tire une dernière bouffée de sa cigarette avant de prendre la direction du portail, en compagnie d'une jeune fille brune, réservée, un peu émue peut-être. Ce mardi 4 septembre, les élèves de seconde font leur rentrée au lycée Marguerite Yourcenar d'Erstein. Aujourd'hui, c'est au tour des lycéens de première.
Ils franchissent un pas important. De collégiens, ils deviennent lycéens. Si la blonde Manon claque des bises à des copains retrouvés, Amandine, silencieuse, déchiffre les panneaux indiquant les libellés des différentes classes et sections, histoire de se diriger sans s'égarer dans un établissement à découvrir. Mais l'heure tourne. Sans heurts et quasiment sans bruit, de petits groupes passent le seuil du lycée. Il est 8 heures. La cloche ne sonne pas (faute d'avoir été remontée), mais Mme le proviseur veille au grain. Dans la cour, les retardataires sont avisés qu'il faut rentrer. Dans le hall, au pied des escaliers, les assistants d'éducation orientent les nouveaux arrivants dans le calme. Les uns empruntent les marches, les autres prennent le couloir.
Qu'ils se dirigent vers les classes d'enseignement général ou d'enseignement professionnel (qui comptent quelque 120 lycéens sur les 900 accueillis au total), ils ont soigné leur look. Et que les jeunes aient opté pour un style BCBG, sportif ou carrément branché, les outrances vestimentaires ou capillaires sont rares. Un seul téléphone portable sonne dans le hall, vite éteint. Tout se passe comme il se doit dans un lycée distingué voici peu pour la qualité de son enseignement.
Un goût particulier
Pour Michèle Delbecq-Riegel, responsable de l'établissement, cette rentrée prend aussi un goût particulier : c'est la dernière. Une brume d'émotion embue un court instant son regard, ne trouble que brièvement son visage bienveillant. Avant qu'elle ne convienne volontiers qu'au lycée Marguerite Yourcenar règne « une ambiance familiale, sereine ». De fait, il n'y a pas de bousculade ; un jeune homme, qui se déplace en fauteuil avec l'aide d'un chien guide, s'apprête à prendre l'ascenseur ; les professeurs affichent une mine plutôt réjouie. Ici, la notion de respect entre jeunes gens et envers les enseignants semble parfaitement intégrée.
Pourtant les effectifs se sont mis à grimper : « A partir de 2003, l'année de mon arrivée, se souvient le proviseur, il y a eu une poussée, il a fallu ajouter des modulaires (ndlr : des bâtiments préfabriqués). D'ailleurs, ils seront remplacés en janvier ». Y a-t-il eu des soucis pour cette rentrée ? « Tout le monde est là », note Michèle Delbecq-Riegel. Soit 87 professeurs au total. Les trois postes d'assistants d'éducation sont pourvus.
Reste que le nombre de lycéens de section professionnelle peut encore fluctuer, car il arrive que des élèves se réorientent in extremis vers une embauche, par exemple. Pour les lycéens des filières d'enseignement général, s'ouvre la possibilité d'apprendre le latin ou l'espagnol, par exemple. Au mois de février ou mars, il leur faudra choisir beaucoup plus précisément leur voie.
Monique Heitzler Édition du Mer 5 sept. 2007

Sans cloche et sans chahut.

Michèle Delbecq-Riegel, proviseur de l'un des rares lycées de l'Hexagone portant le nom de Marguerite Yourcenar, première femme entrée à l'Académie française.


Erstein: Agression au lycée Yourcenar

Un « coup de folie »

Au lycée Yourcenar, l'affaire est sur toutes les lèvres : mercredi midi, une élève en a violemment agressé une autre après une brève altercation dans la file d'attente menant au réfectoire. Face aux parents inquiets, gendarmerie, élus et personnel éducatif relativisent cependant les événements, uniques dans l'histoire de l'établissement.

Les faits, qui se sont déroulés mercredi, pourraient appartenir à l'univers surréaliste des séries télé. Ils n'en sont pas moins dramatiques. Dans la file d'attente menant au réfectoire, peu après midi, deux adolescentes s'opposent, brièvement, pour une simple question de place dans la queue. Rien, alors, ne laisse supposer ce qui va se passer. Visiblement échauffée par ce qui vient de se passer, l'une des deux protagonistes s'approche bientôt de la table de la seconde jeune femme, tente de provoquer celle qui a refusé de la laisser passer. Elle tient une cruche métallique à la main. Et devant l'absence de réaction, s'en sert, selon les témoignages, pour frapper sa victime au front.

 

Le coup est violent. Très vite, heureusement, des élèves s'interposent. La victime, blessée, est transportée par le Samu vers les urgences où elle subira plusieurs points de suture. Les adultes du personnel d'encadrement, non loin, sont alertés. Ils vont à la rencontre de l'adolescente qui serait responsable des faits. L'élève, issue d'une classe de seconde comme sa victime, fait dans la foulée l'objet d'une procédure d'exclusion temporaire. Elle passera prochainement devant un conseil de discipline.
« En aucun cas, on ne laissera la violence s'installer »
L'affaire ne s'arrête évidemment pas là. La gendarmerie d'Erstein a été saisie du dossier et a ouvert une enquête. Hier matin, en présence des militaires, les classes où sont scolarisées les deux jeunes femmes ont en outre été sensibilisées au nécessaire respect des règles de vie en communauté. « Il s'agit de ne surtout pas banaliser cet acte, expliquait hier l'adjudant-chef Auguet, commandant la brigade ersteinoise. Nous avons donc abordé l'aspect judiciaire de ces faits pour en expliquer les conséquences, dans le cadre du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance [CLSPD, Ndlr]. En aucun cas on ne laissera la violence s'installer dans un établissement réputé pour son calme et sa sérénité ».
Du côté de l'établissement scolaire, la proviseur Michèle Delbecq parlait pour sa part hier d'« un coup de folie » et d'« un cas unique » depuis son arrivée en 2003, ceci en réponse à une délégation d'élèves venue plus tôt dans la matinée pour faire part de ses inquiétudes, mais aussi à certains parents d'élèves évoquant des actes soi-disant «récurrents». Le conseil principal d'éducation Roger Seiter, lui, confirmait qu'aucune agression de ce type n'a été constatée dans l'établissement depuis son arrivée à Erstein en 1985 -ce qu'a encore validé la gendarmerie. « Nous avons bien eu quelques altercations et chamailleries entre jeunes, mais sur le trottoir, à l'extérieur de l'établissement, a précisé le CPE, souhaitant rassurer les parents. Mais il faut bien comprendre que, comparé à ce qui se passe ailleurs, nous sommes encore préservés ».
« Nos soucis sont plutôt dans les risques d'intrusion de l'extérieur »
Il semble, de fait, que l'événement soit à considérer comme exceptionnel dans l'histoire du lycée ersteinois. Ce qui ne veut pas dire non plus que les problèmes n'existent pas, comme l'indiquait hier Michèle Delbecq. « Il est évident que nous avons des problèmes de sécurité, mais pas en interne. Non, nos soucis sont plutôt dans les risques d'intrusion de l'extérieur, car nous avons plusieurs portails qui ne sont pas sécurisés. Le dossier, urgent, est cependant à l'étude au Conseil régional, et nous bénéficions sur ce point comme sur tout le reste d'un appui sans faille de la gendarmerie quand c'est nécessaire ».
La proviseur, regrettant toutefois le manque de surveillants dans ses effectifs, a également fait état, sur un plan plus général, d'une enquête en cours sur la sécurité des lycées, menée par le syndicat des proviseurs : « Même si nous ne sommes pas directement concernés par les problèmes de sécurité dans l'enceinte de notre établissement, la question se pose de plus en plus lorsque l'on prend les lycées dans leur ensemble ».
Nicolas Blanchard

DNA 18/01/2008

Finale des lycées

Deux lycées seulement ont été qualifiés : Marguerite-Yourcenar d'Erstein et les Pontonniers de Strasbourg. Le premier remporte le premier match sur le score sans appel de 4-0 ; grâce à ce résultat, les joueurs ont pu aborder le match retour sans trop de pression. Jérôme Leriche s'est contenté d'un nul, Tristan Senne a remporté la partie, Emmanuel Spard et Aytas Baltalise se sont inclinés sur le score final de 2-1. Et un titre de champion académique du Bas-Rhin ! Jérémie Meyer, 5e joueur remplaçant, avait joué le match aller.

Finale des collèges
Ont été qualifiés pour la finale, les collèges de Erstein, Bischwiller et Matzenheim. L'équipe de Bischwiller, largement au-dessus du lot, ne fit qu'une bouchée de ses deux adversaires.

Restait la rencontre entre Erstein et Matzenheim. C'est le collège Romain-Rolland d'Erstein qui l'a remportée par 5-2. Ce qui lui vaut un titre de vice-champion académique du Bas-Rhin. Composition de l'équipe  : Noémie Haller, Marie Langlet, Joan Bottemer, Hugo Jehl, Jérôme Felder, Thomas Paulus.

Finale des écoles primaires

Cinq écoles qualifiées : Erstein, Matzenheim 1, Matzenheim 2, Hindisheim et Weitbruch, à raison de quatre matches pour chaque école. L'école Pierre-et-Marie-Curie remporte les 4 matches par 5-2, 5-2, 5-1 et 6-1.

L'équipe était composée de Margot Haller, Nicolas Kern, Lucas Held, Benjamin Kling, Antoine Haller, Régis Denny, Corentin Castelnovo et Jordan Barth. Ces quatre succès permettent à l'école Pierre-et-Marie-Curie de remporter le titre de champion académique du Bas-Rhin.

Bientôt la finale régionale

Ces titres de champion et vice-champion académiques du Bas-Rhin qualifient l'école Pierre-et-Marie-Curie, le collège Romain-Rolland et le lycée Marguerite-Yourcenar pour la finale académique régionale qui se déroulera le mercredi 5 mars à Bennwhir, et les opposera aux finalistes du Haut-Rhin.

 

 

Des élèves champions d'échecs

Les finales académiques scolaires du Bas-Rhin viennent de se dérouler au collège de Matzenheim. Trois établissements d'Erstein y étaient représentés : l'école primaire Pierre-et-Marie-Curie, le collège Romain-Rolland et le lycée Marguerite-Yourcenar. Ils ont brillé !

Édition du Mar 19 fév. 2008


Retour d'Ecosse

Ils sont rentrés ravis de leur court séjour en Ecosse, qui leur a permis de visiter un pays fier de ses paysages, de sa culture et de son passé historique.

Le groupe d'élèves, le chauffeur (à gauche ) et les quatre professeurs à droite (Agnès Bistac, Isabelle Krempp, Marie-Christine Clauss, Alain Stenger) sur l'une des collines près de la ville d'Edimbourg. (DR)

Édition du Sam 19 avril 2008

53 élèves du lycée Marguerite-Yourcenar, accompagnés de quatre professeurs, ont découvert Edimbourg, la capitale, et fait à Stirling une plongée dans l'histoire écossaise. Suite à la demande d'une classe de 1ere année bac pro, le professeur d'anglais de la section d'enseignement professionnel (SEP) s'est lancée dans l'organisation de ce voyage : il pouvait s'inscrire dans la préparation à l'ouverture de la section européenne de la SEP, prévue à la rentrée 2008.

Ouverture

Riche d'objectifs linguistiques et culturels, un telle escapade devait permettre aux élèves de s'ouvrir sur l'Europe, de prendre conscience de leur identité européenne et de développer leur curiosité pour d'autres pays que le leur. L'itinéraire a favorisé cette ouverture. A l'aller, il a fallu traverser le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas pour embarquer sur le ferry à Rotterdam, avant de gagner l'Angleterre et d'arriver à destination. Après une visite guidée (en bus) de la capitale, les élèves ont visité le Museum of Scotland qui présente l'histoire de l'Ecosse des origines à nos jours. La visite du château de Stirling et du Wallace National Monument leur a permis de mieux comprendre le destin tragique du célèbre héros national écossais, William Wallace, et l'histoire mouvementée de l'Ecosse, qui a obtenu son indépendance après plusieurs siècles de conflits avec l'Angleterre. A la Grouse distillery de Crieff, les élèves ont découvert les secrets de la fabrication du whisky. Au cours de la visite de l'abbaye de Jedburgh, certains ont eu le plaisir de se déguiser en revêtant un costume du Moyen-Age.

Familles

Malgré le soleil apparu par intermittences, les élèves ont unanimement apprécié ce voyage, la traversée de la mer du Nord à bord du ferry. « Le meilleur souvenir que je garde est la vue magnifique sur le ferry la nuitl », note Stéphanie Pétry, de 1 MC (métiers de la comptabilité). D'autres retiendront le chaleureux accueil que leur ont réservé les familles écossaises : « J'ai adoré ma famille d'accueil », remarque Morgane Plé, de 1 STG. « J'espère que ce voyage éveillera leur envie de découvrir d'autres pays de la communauté européenne et motivera les futurs élèves de bac pro à effectuer un stage en entreprise britannique, ajoute Isabelle Krempp, organisatrice du voyage. Une expérience professionnelle à l'étranger favorisera leur ouverture et leur mobilité. Elle élargira leurs perspectives ».


Une carrière placée sous le signe de la passion et de l'abnégation
Dans deux mois, tout sera en effet fini, ou presque. Lorsque retentira la cloche des vacances, la proviseur du lycée Yourcenar saluera une dernière fois ses élèves, ses collègues, ses amis, après cinq années passées dans l'établissement. Puis s'en ira pour une retraite qu'elle attend autant qu'elle redoute, forcément. « Je préparerai encore la rentrée 2008-2009 et, officiellement, je quitterai mes fonctions le 2 septembre. Ca fait bizarre de se dire ça ». En disant ça, justement, Michèle Delbecq se laisse aller, l'espace de quelques secondes, à une franche émotion. Pour elle, c'est la fin d'une carrière placée sous le signe de la passion et de l'abnégation.  Car la proviseur irradie sitôt qu'elle se met à parler de ses souvenirs dans la profession. Elle évoque sa formation dans une école d'institutrices à Strasbourg Meinau, puis des études complémentaires la menant vers un poste de professeur d'histoire-géographie. Déjà un appel du coeur. « Mon père était passionné d'histoire, on en parlait tout le temps. C'était presque naturel que je m'y intéresse professionnellement ».  Michèle Delbecq se souvient aussi combien elle rêvait d'innovation, trouvait ses directeurs toujours « si traditionnels ». Puis elle explique comment, en 1983, alors qu'elle travaille beaucoup sur la relation pédagogique à titre personnel, on lui propose de propager la notion de « projet d'établissement ». Volontaire et séduite, elle s'y consacre alors allègrement... Avant, deux ans plus tard, de se dire qu'elle pourrait même appliquer ses idées à son propre établissement. Résultat : la voilà bientôt proviseur d'un lycée professionnel, à Bischwiller. Au milieu d'enfants souvent en difficulté, mais invariablement attachants. Elle passera 17 ans à la tête de l'établissement, sans en regretter un seul instant.
Le corps enseignant état très impliqué et les élèves en or
On se demande comment la proviseur a rejoint la cité des sucriers. Alors elle se souvient, encore. C'est en 2003, à la fin d'une expérience professionnelle « forte et enrichissante » à Bischwiller, que Michèle Delbecq est nommée à la tête du lycée Yourcenar. Début, là encore, d'une belle histoire. Le lycée, bâti en 1995, est à l'époque encore jeune. « Il fallait continuer à imposer l'identité du lieu, pas encore fixée. Mais c'était un merveilleux challenge. Le lycée avait une très belle renommée, le corps enseignant était très impliqué et les élèves étaient en or ».  La proviseur ne changera surtout jamais cette force ersteinoise. Elle y appliquera simplement ses idées, sa manière de travailler. « Ma griffe, c'est le projet d'établissement et les contrats d'objectifs que nous nous fixons depuis trois ans ». Il restera de son travail, aussi, cette volonté d'oeuvrer au profit des enfants, d'établir une relation de confiance avec les élèves adolescents. « Bien sûr, les 880 élèves ne viennent pas tous me voir, mais j'ai énormément apprécié cette belle relation que nous avons nouée. La porte de mon bureau leur est toujours ouverte ».
 Michèle Delbecq garde de sa carrière quelques très beaux souvenirs. Mais aujourd'hui, c'est une nouvelle étape de sa vie qui se profile à l'horizon. La proviseur parle de voyager, mais ce qui frappe, c'est surtout sa volonté de ne pas couper les ponts avec l'éducation. « Je reconnais que les horaires de ma fonction commencent à me peser et qu'il est temps d'en finir. Mais je ne veux pas non plus tout abandonner : je compte bien m'investir dans la formation d'adultes, et peut-être d'enseignants. Et m'investir davantage dans des associations à caractère caritatif ». On lui souhaite un très bon vent, vraiment...

La Proviseure tire sa révérence.

 

A Erstein, en septembre prochain, les cloches de la rentrée scolaire ne sonneront sans doute pas tout-à-fait de la même manière : la proviseur du lycée Yourcenar, Michèle Delbecq, part pour la retraite.

 

Penchée sur la table, entre deux signatures et la gestion courante de la vie quotidienne du lycée, Michèle Delbecq laisse vagabonder son esprit quelques instants. Il y a de la nostalgie dans ce moment.

 

Le nouveau proviseur, installé en septembre prochain à Erstein, sera Claude Finel, du lycée LP Aristide Briand de Schiltigheim.

Édition du Jeudi 15 mai 2008


Le proviseur s'installe

Claude Finel est le nouveau proviseur du lycée Yourcenar.
(Photo DNA)

Michèle Delbecq ayant fait valoir ses droits à la retraite voici quelques semaines, c'est une rentrée scolaire pas tout à fait comme les autres qui s'annonce du côté du lycée Marguerite Yourcenar à Erstein : l'établissement accueille en ses murs un nouveau proviseur, Claude Finel, débordant d'idées et de bonnes intentions.

La rentrée en détails
851 élèves effectueront leur rentrée au lycée Yourcenar cette année, contre 880 en 2007. Le lycée, qui affiche pour cette rentrée une moyenne de 30 à 32 élèves par classe, gagne une section de seconde (neuf classes de ce niveau au total) ainsi qu'une demi-section de 1ere sciences et techniques de gestion (STG, bac technologique). Il perd cependant une classe de 1ere ES. L'établissement comptera dans ses murs 84 enseignants, dont trois nouveaux.
La rentrée aura lieu mardi 2 septembre à 8 h pour les élèves de seconde des filières d'enseignement général et professionnel, avec ouverture à midi du restaurant scolaire du collège Romain Rolland. Mardi 3 septembre à 8 h aura lieu la rentrée des élèves de 1ere (ES, L, S, STG, bac pro) et de terminale (ES, L, S, STG, terminales BEP et bac pro). Les élèves de seconde n'auront pas cours ce jour-là.

Présentations.
Y'a comme un changement derrière le bureau de la direction. Là où l'on avait depuis belle lurette pris l'habitude de discuter avec une femme, c'est un grand gaillard aux cheveux fous et cendre qui vous accueille désormais. Mais d'un grand sourire, Claude Finel fait immédiatement tomber les murs, met en confiance. Il se dit d'emblée enchanté d'avoir obtenu le poste de proviseur du lycée. Heureux, aussi, de compter aujourd'hui parmi les habitants de la cité des sucriers, « une ville de rurbanité où l'on trouve tous les avantages de la ville et de la campagne ». On rencontre, dans ce bureau, un homme comblé.L'adoption du nouveau projet d'établissement sera à l'ordre du jour.
Marié, deux enfants, Claude Finel a 55 ans. Il se révèle passionnant. Fils d'un père roumain et d'une mère d'origine irakienne, le proviseur est un homme d'ouverture et de tolérance, empreint d'humour et de sens de la fraternité. Opposé à toute forme de racisme, de sectarisme ou de violence, il se révèle homme de lettres, aussi, par passion et par vocation. « J'ai été élevé dans l'amour de la culture française, avec un goût immodéré pour les livres ».
Claude Finel explique avoir rejoint l'Éducation Nationale en 1975, parce qu'il n'avait pu devenir journaliste à l'époque. Il n'a jamais regretté. Après un bref passage dans les salles de classe, le natif de la Marne et Lorrain d'adoption a vite pris le chemin de la direction d'établissements, passant par les collèges de Cattenom, Drusenheim et Eckbolsheim. Son précédent poste, il l'a occupé comme proviseur au lycée professionnel Aristide Briand, à Schiltigheim, durant six ans. Tout au long de ce parcours, il s'est employé à défendre le bien-être des élèves, leur épanouissement. « C'est mon principal objectif, où que j'aille. Offrir aux élèves la culture, la connaissance, c'est ma fierté ».
C'est une vision du monde et de l'enseignement qui trouve un fort écho au lycée Yourcenar, lors. Dans cet établissement d'excellence -et reconnu comme tel au niveau national- Claude Finel explique avoir découvert un microcosme riche, une équipe enseignante et d'administration motivée, des parents impliqués. L'homme est déjà très intéressé, aussi, par la politique pédagogique du lycée, faite de moments de culture et de développement exceptionnels, ouvrant les jeunes à d'autres horizons. Voyages scolaires, défilé du mardi-gras, prix littéraire (le prix Yourcenar, Ndlr)... Pour Claude Finel, « il y a ici des projets fantastiques qui sont menés, et j'entends continuer à soutenir cette richesse, voire encore la développer. Étant sensible à la notion de solidarité, je pense que nous pourrions même envisager des actions au bénéfice du tiers monde et des pays en voie de développement ».
Mais le proviseur sait aussi qu'il y a d'autres défis à relever, plus immédiats, pour installer le lycée dans sa trajectoire d'excellence. L'adoption du nouveau projet d'établissement, ainsi, sera à l'ordre du jour de l'année scolaire. Il s'agira d'y définir des solutions pour réduire le taux de redoublement en seconde, encore trop important (45 redoublants sur 286 élèves de ce niveau cette année), mais aussi d'assurer le taux de réussite aux examens et de donner du sens au parcours scolaire des élèves de la section professionnelle. A titre plus personnel, le proviseur voudrait aussi soutenir les sections littéraires. « Les débouchés existent et vont exister, notamment dans les métiers de l'enseignement et de la communication ».
Claude Finel est impatient. Pressé de faire sa rentrée, il assure que sa porte sera entrouverte pour les élèves qui auront besoin de lui, « en passant par un petit rendez-vous au secrétariat ». L'image qu'il voudrait donner de lui aux 851 lycéens attendus mardi et mercredi, c'est celle d'« un homme juste, mais ferme ». Mais juste, à n'en pas douter...

Nicolas Blanchard -Édition du Jeu 28 août 2008


Un rêve américain

On dit que les voyages forment la jeunesse : une quinzaine d'élèves du lycée Yourcenar d'Erstein ont pu vérifier l'adage en un périple du côté de la ville américaine de Boston, en pleine élection du nouveau président des États-Unis. Ils témoignent aujourd'hui de cette expérience, qui semble les avoir marqués pour longtemps.

 

Une quinzaine d'élèves du lycée Yourcenar ont visité Boston sur fond d'élections américaines.

Pour en savoir plus et voir le reportage photo, cliquer sur: http://www.lycee-yourcenar.fr/echangeboston.htm

« La ville de Boston et plus particulièrement la Commonwealth School et ses élèves ont accueilli 15 jeunes Alsaciennes et leurs deux professeurs dans le cadre d'un échange entre le lycée américain et le lycée Marguerite Yourcenar d'Erstein. Cet échange, organisé depuis plusieurs années déjà, est proposé aux différentes classes de première du lycée, et nous avons eu la chance de pouvoir y participer cette année. Cette expérience a été pour nous quelque chose d'absolument magique que nous voulions partager.

Le privilège d'assister en direct aux élections présidentielles.

Nous avons débarqué à Boston durant la période du 24 octobre au 6 novembre, période particulièrement intéressante cette année car nous avons pu assister au gala des 50 ans de la Commonwealth School dès le lendemain de notre arrivée, lors d'une soirée très chic où nous avons pu en apprendre un peu plus sur l'établissement qui nous a accueillies, ainsi que sur ses origines.

Nous avons surtout eu le privilège d'assister en direct aux élections présidentielles opposant Barack Obama, nouveau président des États-Unis, à Georges McCain, événement tout bonnement exceptionnel dans l'histoire américaine puisque c'est la première fois qu'un homme d'origine noire américaine est élu à ce poste. Mais nous ne sommes pas ici pour expliquer en détails le déroulement de ces élections. Ce que nous pouvons faire, en revanche, c'est essayer de faire comprendre l'étonnement, l'euphorie, l'émerveillement que peuvent ressentir 15 adolescentes de 16 ans à la vue de tous ces badges, T-shirts et autres accessoires à l'effigie d'Obama, à la vue des émotions qu'a produit son accession au poste de président, à la joie qui en a résulté dans cet état majoritairement démocrate qu'est le Massachusetts et plus particulièrement dans cette ville de Boston. Tout simplement grandiose !

Mais ce n'est pas tout. Notre périple comprenait également la visite de musées tels que le ICA (Institute of Contemporary Arts) ou le MFA (Museum of Fine Arts), la découverte de la ville de Boston et de ses environs à travers la Freedom Trail et la Black Freedom Trail et même, pour quelques chanceuses, une journée à New York City avec leurs correspondants ! Ces dernières ont fait bien des envieuses côté français, cela va sans dire.

En attendant le printemps pour accueillir les élèves américains

Ce sont nos professeurs, Mmes Huck et Kastner, qui nous ont permis de participer à cet échange, ainsi que la Commonwealth School, ses professeurs et bien entendu, nos familles d'accueil. Notre départ ne se fit d'ailleurs pas sans larmes, mais notre « American Dream » ne touche pas encore à sa fin : nous attendons toutes impatiemment le printemps pour pouvoir, à notre tour, accueillir comme il se doit les élèves américains et espérons que nous pourrons leur offrir un souvenir aussi impérissable de l'Alsace que celui que nous garderons toujours de Boston. »

Les élèves du lycée Yourcenar - Édition du Sam 29 nov. 2008


Le consensus, paraît-il, s'est rapidement dégagé au fil des débats du jury, au printemps dernier. Quelque 50 élèves des lycées Yourcenar, à Erstein, et Pasteur, à Strasbourg, sont en effet tombés d'accord à la lecture des « Adolescents troglodytes » : d'abord simple mais riche de sens, le livre d'Emmanuelle Pagano a été distingué parmi 12 ouvrages en compétition. Pour sa force, disent les élèves, pour sa capacité « à susciter l'émotion ».
« Pour aborder des sujets complexes, il faut être simple dans la forme »
 C'est avec ces mots et ces compliments que les élèves strasbourgeois et ersteinois accueillent d'ailleurs la romancière. Celle-ci a pris place sur l'estrade de l'auditorium du musée Würth, au milieu de quelques élèves. Devant elle, le proviseur du lycée Yourcenar Claude Finel dit sa fierté de participer à la remise d'un tel prix littéraire. Les élèves prennent le relais, lisent des morceaux choisis de l'ouvrage, de ceux qui peuvent marquer à vie.
On y comprend le propos de l'auteure, originaire d'Aveyron, qui a écrit ces lignes à la faveur d'un déménagement en Ardèche. Le livre, qui aurait pu s'appeler « Navette » ou « Fratrie », se fait panorama des questionnements adolescents, portrait des relations d'une fratrie. On y rencontre Adèle, conductrice d'une navette scolaire. Elle était garçon, autrefois. Son frère n'a jamais accepté sa transformation. Se pose, à travers elle, la question des tourments de la transexualité.
 C'est une histoire qui semble avoir touché les lycéens. Les questions fusent dans la salle. On interroge Emmanuelle Pagano sur son style, délibérément simple d'accès. On essaye de comprendre les raisons qui l'ont poussée, aussi, à aborder un tel sujet. Et la romancière ne se dérobe pas. Elle répond sans détour. « Ce langage est volontairement familier. Pour aborder des sujets complexes et se faire comprendre, il faut être simple dans la forme ». Quant à la transexualité, il faudrait y voir un élément qui s'est de lui-même imposé au fil de l'écriture. « A l'époque, j'ai retrouvé une amie qui vivait ce questionnement. Ca m'a marquée. Alors, j'ai intégré ce sujet ».
 Emmanuelle Pagano décortique aussi, en quelques mots, la construction d'une oeuvre, l'inspiration, les références à son monde et à son quotidien. L'un des personnages, omniscient, la représente dans le roman. Certains adolescents décrits, ce sont ses enfants. Et puis il y a tant de références au monde, à l'actualité, à la vie tout simplement. « D'ailleurs, je voulais vraiment parler des adolescents à cause de ça, explique cette femme, qui est aussi professeur d'arts plastiques. En 2005, pendant la crise des banlieues, je ne supportais plus le discours sécuritaire sur les jeunes. J'ai eu envie de montrer les jeunes tels que moi, je les connais ».
« Beaucoup de jeunes, aujourd'hui, ont le sens de l'écrit »
 Bientôt vient le temps de la distinction. Emmanuelle Pagano reçoit son prix sous les applaudissements. C'est une oeuvre réalisée par Léopoldine Hugo, descendante directe de Victor Hugo. Qui met son nom au service de cette cause littéraire lycéenne. « En général, je n'aime pas mettre en avant cette filiation. Mais ici, vu le contexte, c'est avec plaisir que je fais une exception ».
Dans l'auditorium, la plupart des élèves présents ont lu le roman. C'est l'une des vertus de ce prix, amener les jeunes aux lettres, aux auteurs contemporains, là où, croit-on, règne la culture du SMS. « Mais beaucoup de jeunes que je rencontre, aujourd'hui, ont le sens de l'écrit, estime la romancière. Ils font peut-être moins attention à l'orthographe et à la grammaire, mais ils sont de plus en plus subtils dans l'analyse et la compréhension ». Pour Emmanuelle Pagano, c'est donc une fierté d'avoir réussi à convaincre ces lecteurs si avisés : « Cela veut dire que je les touche, qui plus est à un âge où on imprime, où on garde des souvenirs de ce qu'on lit ».

Nicolas Blanchard

Secrets de plume

 

 L'auteure Emmanuelle Pagano a été distinguée hier matin par les lycéens ersteinois du prix littéraire Marguerite-Yourcenar, pour son ouvrage « Les Adolescents troglodytes ». La cérémonie, qui s'est déroulée dans l'auditorium du musée Würth, s'est fait le terreau d'un dialogue saisissant entre la romancière et ses jeunes lecteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

DNA Décembre 2008

Lycéens de Boston et d'Erstein

 

Des lycéens venus de Boston aux Etats-Unis se trouvent actuellement à Erstein, dans le cadre d'un échange linguistique et culturel avec des élèves de première du lycée Marguerite-Yourcenar. Mercredi après-midi, une réception de bienvenue était organisée par la commune à l'hôtel de ville.

 

 

" Un échange linguistique et culturel cordial, entre lycéens du secteur d'Erstein et de Boston, USA. (Photo DNA)

LIEN: en savoir plus et aller sur la page de l'échange (cliquer)

Ces onze élèves bostoniens sont arrivés le vendredi 13 mars et repartiront jeudi prochain ", note Claudine Huck, professeur d'anglais. Elle participe à l'encadrement de cette quatrième édition.Les élèves américains du Commonwealth School de Boston sont hébergés par des familles du secteur.
Le programme les a amenés à se familiariser avec l'histoire de l'Alsace. Des visites les ont conduits au musée Würth, à la Bibliothèque humaniste de Sélestat, entre autres. Mais ils ont fait aussi un passage à Paris."C'est une réelle chance de pouvoir bénéficier d'une telle opportunité"
" Ce séjour se voulait à la fois pédagogique, riche en enseignements et divertissant, souligne Catherine Morel, adjointe au proviseur. Pour les élèves des deux établissement, je pense que c'est une réelle chance de pouvoir bénéficier d'une telle opportunité, avec une communication aussi vivante entre les deux groupes. "
" Delphine, lycéenne à Marguerite-Yourcenar, rappelle qu'elle est allée aux Etats-Unis l'an dernier avec ses camarades grâce à cette opération. " A présent, nous pouvons comparer les deux systèmes scolaires et les rendre complémentaires, dit-elle. J'avoue que là-bas je me suis sentie un peu impressionnée, comme projetée dans un film hollywoodien. "
Camille, adolescente américaine, dit combien elle a été marquée par l'environnement " très campagnard " de la région d'Erstein. Les gens ici sont beaucoup " plus cool qu'aux USA ", poursuit-elle. " Chez nous, ils sont très distants et se disent rarement bonjour. "
Sam de son côté évoque son émotion à l'occasion de la visite du Struthof et témoigne d'une correspondance très active avec Florine. " Je me suis laissé charmer par la beauté de cette région, dit-il, j'y ai découvert la choucroute et la tarte flambée, une culture alimentaire aux antipodes de la nôtre. "
" Ils s'envoient beaucoup de mails "
Brent Whelan, professeur d'anglais francophone, encadre le groupe de jeunes étudiants américains. " Je pense que pour tous ces élèves, c'est un réel plaisir de se retrouver, explique-t-il. Il règne entre les deux établissement une relation tout à fait cordiale et chaleureuse. Il s'envoient beaucoup de mails, font se croiser leurs univers d'adolescents. "
L'enseignant témoigne de l'étonnement et de l'impression produite par la cathédrale de Strasbourg sur ces jeunes du Nouveau Monde. Elle semble ne rien avoir à envier aux gratte-ciel américains.

JPO

Édition du Mar 24 mars 2009

 


Après un trajet d'environ 30 heures entre bus et ferry, la visite commence au pas de course : cinq jours sur place, ça laisse peu de temps pour rêvasser et chercher des trèfles à quatre feuilles." On a eu du beau temps du début à la fin "
Nicolas Springer, enseignant d'anglais au lycée d'Erstein, accompagne l'une des deux équipes de cinquante élèves. " Le voyage s'est très bien passé, surtout qu'on a eu du beau temps du début à la fin ", précise-t-il, satisfait. Au programme, débarquement à Rosslar, puis visite de la région de Burren, " riche en sites archéologiques et botaniques ", deux jours à Dublin et Limerick et autant à Galway. Entre-temps, découverte de la campagne, ses dolmens et ses falaises où vivent depuis des temps ancestraux quantités de leprechauns - des lutins - et d'autres créatures des légendes irlandaises. Sans oublier la visite de la prison de Kilmainham, où étaient enfermés des centaines de prisonniers politiques pendant l'époque Thatcher, et qui est aujourd'hui transformée en musée.
Les jeunes, âgés entre 16 et 17 ans, ont tous beaucoup apprécié le voyage, surtout qu'ils ont pu découvrir la face cachée des professeurs, d'habitude rigoureux, qui se révèlent être des individus comme les autres. Ils rient, s'amusent, et profitent du voyage.
Pour les élèves, hébergés par des familles d'accueil dans les villes qu'ils ont traversées, les relations ont tantôt été houleuses, tantôt sympathiques, toujours enrichissantes. Louise, 16 ans, est plutôt mal tombée sur sa première famille : " Les draps étaient sales, la douche remplie de moisi et les enfants se criaient dessus tout le temps. Mais à Galway dans ma deuxième famille, ça s'est très bien passé. J'ai sympathisé avec le fils et il viendra sûrement en France un jour ou l'autre ".
Le patrimoine culinaire, lui aussi, peut surprendre même les plus aventureux. Sophie, 16 ans, a constaté que les Irlandais sont " sponsorisés par Cheddar. Et quand il n'y a pas de fromage dans les plats, on a le choix entre les frites et les frites, matin, midi et soir ". Et les garçons ? " Ils sont roux et gros ". C'est sans appel...
Cette belle île réserve de nombreuses surprises. A commencer par les " pubs " - bars irlandais - que les élèves auraient bien eu envie de visiter au moins pour y prendre des photos, mais aussi des habitants " très accueillants, qui aiment beaucoup les Français ", comme l'a constaté Adam, en 1ere ES, déjà un peu nostalgique. " Les paysages sont magnifiques. On se retrouve parfois dans un endroit qui ressemble à la savane, et un peu plus loin c'est plus vert que dans n'importe laquelle de nos forêts françaises ".

 

Balade à l'irlandaise

 

Traverser l'Irlande de long en large en cinq jours, c'est possible. A condition de ne pas avoir le mal de bus et d'emporter une guitare pour égayer le trajet. C'est ce qu'ont pu expérimenter une centaine d'élèves du lycée Marguerite-Yourcenar d'Erstein, partis en voyage d'étude découvrir l'île d'émeraude.

 

  Victor Lassalle -Édition du Vendredi 17 avril 2009

 


Mercredi était un jour d'inauguration et de retrouvailles. Car " il y a eu un avant et un après Auschwitz " pour tous ceux qui y sont allés. " Auschwitz ne vous laisse pas intact ", a noté Jacques Fernique, conseiller régional. Il était du voyage.

" Pas de corps, pas de lieux,pas de cimetières "

Claude Finel, proviseur, a donné son sentiment : " C'était un voyage, si on peut parler de voyage, dans un autre monde, pendant une journée. Nous en sommes revenus cassés et complètement transformés. " S'il a pu avoir lieu, les uns et les autres le doivent à l'initiative de deux professeurs : Fatiha Bonhomme, qui enseigne l'histoire, et Michèle Archambault, documentaliste.

Elles se sont interrogées sur la transmission de la mémoire de la Shoah (" catastrophe " en hébreu) alors que les témoins se font de plus en plus rares. Dans un petit livret blanc, dont la couverture est illustrée par des yeux ouverts, les lycéens définissent les mots dont on use pour en parler. " La Shoah désigne l'extermination par l'Allemagne nazie des trois-quarts des Juifs d'Europe ", écrit Lionel. " C'est la volonté de faire disparaître un peuple, sa culture et toutes ses traces : pas de corps, pas de lieux, pas de cimetières, c'est nier l'humanité même de ce peuple ", poursuit Jessica.

Tout visiteur qui feuillettera ce recueil prendra la mesure du travail accompli et du crime contre l'humanité perpétré alors. Alban Perrin, du Mémorial de la Shoah à Paris, était présent mercredi. Il coordonne les voyages d'études -organisés par le Mémorial- qui ne se pratiquent plus comme une journée particulière, vite oubliée. Depuis deux ans, les lycées préparent le voyage par un travail en amont, dossier à l'appui. Celui du lycée d'Erstein a été retenu. Aussi les élèves se sont-ils rendus à Paris mais aussi au Mémorial de Schirmeck avant d'embarquer pour Auschwitz en mars. Alban Perrin a salué la qualité et la rigueur du travail fourni, exprimé sa reconnaissance au rectorat et à la Région Alsace ; ils ont noué un partenariat avec le Mémorial de la Shoah. Il se traduit par une participation financière au voyage.

Jean-Marc-Willer, maire d'Erstein, a prêté une oreille attentive à la présentation vibrante de Sumeyye, à la musique inspirée de Thibault et d'Étienne ; il a contemplé l'arbre symbolique de Sinem, droit et clair comme une flamme, au tronc enserré par un barbelé noir, vu les photos terribles de Lucas et de Florian, regardé la valise de déporté reconstituée par Anthony. " Le devoir de mémoire consiste aussi à la restituer. Vous êtes gardiens de la mémoire désormais ", leur a-t-il dit.

Face aux parents d'élèves représentés par Monique Funck (PEEP), aux lycéens silencieux, Claude Finel a ajouté : " Avant la visite du camp, il est difficile de réaliser ce qu'est Auschwitz. C'est inconcevable, un être humain ne peut pas comprendre comment l'homme se déshumanise ". C'est en effet indicible.

Monique Heitzler

- A découvrir ce vendredi 12 juin au lycée Marguerite Yourcenar, entre 18 h et 20 h.

Édition du Ven 12 juin 2009

 

Erstein - Lycée Marguerite Yourcenar

 

Gardiens de la mémoire

 

Vêtus de noir et de blanc, couleurs de deuil et de lumière, les lycéens de 1re ES du lycée Yourcenar d'Erstein ont donné à voir et à entendre l'expression de leur travail sur l'indicible, mercredi. Commencé avant le 18 mars, date de leur voyage à Auschwitz, traduits en mots, en photos, en musique et en arts plastiques à leur retour, ils le montrent aux visiteurs aujourd'hui.

 

 

 

 

Les lycéens d'Erstein à Chicago

 

Du 2 au 17 octobre, 23 élèves et deux professeurs du lycée Marguerite-Yourcenar se sont rendus aux Etats-Unis dans le cadre d'un échange avec la Walter Payton Prep School de Chicago. Ainsi se perpétue une histoire d'amitié franco-américaine initiée en 2003.

 

 

 

 

 

Les lycéens d'Erstein à Chicago, reçus par des correspondants américains avec lesquels des liens forts se sont tissés. (Photo DNA)

Les échanges entre les deux établissements ont commencé en 2003 et ils ont lieu tous les deux ans. Les lycéens américains et leurs professeurs viendront à leur tour découvrir l'Alsace en mars 2010.
L'organisation des bénévoles au QG d'Obama
A Chicago, Emma ne s'est pas sentie dépaysée : " En arrivant à Walter Payton, je me suis tout de suite sentie l'âme d'une lycéenne de série américaine ! Tout y était : les pom-pom girls, les joueurs de football, les casiers rouges alignés le long des murs decorés de trophées sportifs jusqu'aux élèves mangeant leurs sucettes en répondant à leur professeurs dans les cours ".
Clara a été séduite par ses camarades de classe : " Ce qui m'a vraiment plu à Chicago, c'est l'immense diversité des nationalités. En classe, il y a un Asiatique à côté d'un Afro-américain, à côté d'une fille d'origine chilienne...C'est hallucinant mais surtout super super enrichissant ".
Il y a eu d'autres moments mémorables. " Les rencontres que j'ai faites me marqueront à vie. La rencontre avec Mr Grabher, qui travaille à la Maison Blanche, et qui est venu nous parler de la campagne électorale des démocrates de Chicago pour Obama, m'a beaucoup impressionnée. "
Monsieur Grabher, qui fut le coordonnateur de la campagne électorale du président Obama à Chicago, a accepté de rencontrer le groupe franco-américain à la faveur d'un aller-retour entre Washington et Chicago. Il leur a parlé du fonctionnement et de l'organisation des bénévoles au QG d'Obama durant les mois qui ont précédé son élection. Ce fut sans nul doute l'un des moments forts du séjour. Et il n'est pas venu les mains vides, les élèves ont eu des badges de la campagne électorale.
Par ailleurs, l'immersion dans la vie quotidienne d'une famille a permis à chacun de vivre à l'heure américaine. Audrey s'en montre enchantée : " Partager le quotidien de notre correspondant américain et de sa famille ouvre l'esprit ! On découvre de nouvelles choses, goûts, divertissements, loisirs, mode de vie, cuisine, ... On se rend compte que malgré les différences entre nos pays et nos cultures, on peut tout de même s'adorer et vivre ensemble. La clé c'est le respect et l'ouverture d'esprit. Une belle expérience de vie... " Elle poursuit : " Nous sommes tous impatients de les retrouver dans cinq mois pour leur faire découvrir à notre tour notre petit coin du monde ! "
Avoir tissé des liens forts avec une Américaine
Et Elise de conclure : " Ce qui m'a touchée, c'est d'avoir tissé des liens forts avec une Américaine de mon âge. De plus, Chicago est une ville magnifique avec ses gratte-ciel, ses grands parcs verdoyants et ses plages près de l'immense lac Michigan. Je n'ai qu'une envie, c'est d'y retourner un jour ! "
Les lycéens d'Erstein sont rentrés des Etats Unis samedi dernier, avec des souvenirs plein la tête et le coeur un peu gros. Car les moments passés avec leurs correspondants ont souvent été très forts. Et les adieux devant Payton chargés d'émotion, autant pour eux que pour leurs professeurs, français et américains.

Édition du Sam 24 oct. 2009

Page de l 'échange: http://www.lycee-yourcenar.fr/echangechicago.htm

 


Rien à voir avec une excursion de fin d'année, les lycéens se rendent sur le terrain. Ils participent à un projet portant sur l'Europe avec leur professeur d'histoire et de géographie, Olivier Koenig, leur professeur de lettres, Evelyne Vendramme, et leur professeur documentaliste, Michèle Archambault.
Le sujet semblerait-il aride ? Peut-être, mais il est d'actualité et fait partie de l'histoire du vingtième siècle que ces jeunes citoyens français de l'UE étudient. A Strasbourg, le ciel est clair et le symbole lié au bâtiment, apparemment inachevé, est vite décrypté. L'Europe continue à se construire.
Chaque député européenne peut voter qu'en son nom
Pernelle Richardot et Naïma Rick, attachées parlementaires de Catherine Trautmann, les accueillent et les guident dans le bâtiment Louise Weiss. Il respire le calme ce jeudi après-midi. Nombre de parlementaires s'en retournent au même moment vers leur circonscription ou pays d'origine.
Les lycéens apprennent que, la plupart du temps, des milliers de personnes travaillent jour et nuit dans un bâtiment qui bruisse comme une ruche. La journée parlementaire se divise en temps de travail par groupes politiques, par commissions, entre membres de la délégation française d'un parti. Une sonnette bientôt va retentir. Car chaque député européen ne peut voter qu'en son nom, personne n'est autorisé à le faire à sa place. Peu avant que le vote n'intervienne, la sonnette avertit le député dont la position est arrêtée et qui est désireux de participer au vote, qu'il lui faut très vite rejoindre l'hémicycle.
De couloirs de verre que colorent les plantes vertes en escalators vertigineux, les lycéens d'Erstein montent jusqu'à cet hémicycle géant prévu pour
700 députés. Entre-temps, ils ont appris que Catherine Trautmann - présidente de la délégation socialiste française - est députée du Grand Est de la France, qu'elle appartient comme titulaire à la commission qui travaille sur la pêche ; qu'elle s'occupe aussi, comme suppléante, de l'industrie et de la recherche.
Et pourquoi s'alarme-t-on pour le Nicaragua ?
Carrés dans les fauteuils de travées haut perchées, les visiteurs repèrent le tableau qui indique le nom du parlementaire qui prendra la parole durant un temps limité à une minute, nombre d'orateurs potentiels oblige.
Durant un moment, les lycéens vont s'intéresser au Nicaragua où se prépare l'avènement d'une dictature à entendre un député du PPE. Et pourquoi s'alarme-t-on pour le Nicaragua alors que la situation en Iran n'avait pas retenu l'attention voici quelques temps ? Et un député vert de dénoncer " une fausse urgence " venue perturber les priorités inscrites à l'ordre du jour. Les lycéens sont invités à quitter l'hémicycle avant le vote de la résolution et avant que ne soit abordé le point sur les droits de l'homme en Chine. Encore absorbés, étonnés par un débat qui se tient entre élus ne parlant pas la même langue, mais drôlement intéressés par ce qu'ils viennent de découvrir.

Monique Heitzler Édition du Sam 28 nov. 2009

 

Leçon d'Europe au Parlement

 

Ils arrivent à toute vitesse dans le vent frais de ce jeudi. Une vingtaine d'élèves du lycée Marguerite-Yourcenar d'Erstein s'engouffre dans un autocar à destination de Strasbourg. Ils vont au Parlement européen où se tient une session.

 

 Les lycéens de classe de 1ere L travaillent sur l'Europe cette année. (Photos DNA JP Kaiser)

 @ télécharger la page des DNA (format PDF)


 

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