Archives de presse......................

 

 

 

 

 

1. DNA Article : LE BAPTÊME DU LYCEE 1995
2. DNA Article : LE BAPTÊME DU LYCEE - Article détaillé -
3. DNA Article :
ACTE DE NAISSANCE DU LYCEE 1991
4. DNA Article : MICHELE HENON, proviseur 1999
4. DNA Article : GREVES DES ELEVES Octobre 1998
5. DNA Article : EXPO SIDA-MST Décembre 2001
6. DNA Article : CONCOURS D'ELOQUENCE Mars 2002
7. DNA Article : REUSSITE AU BAC 2001 Avril 2002
8. DNA Article : PRIX LITTERAIRE MY Mai 2002
9. DNA Article : VOYAGE EN ECOSSE Mai 2002
10. DNA Article : CHALLENGE 2000 Mai 2002
11. DNA Article : CONCOURS GENERAL Juin -Juillet 2002
12. L'ALSACE : .CONCOURS GENERAL Juin -Juillet 2002
13. DNA Article : BAC La meilleure moyenne -Juillet 2002
14. DNA Article : LA LECON DE FRANCAIS ( trois Australiennes à Erstein)-Janvier 2003
15. DNA Article: CONFERENCE de François Amoudruz ( Déportation 1943) - 16 janvier 2003
16. DNA Article: ECHANGE FRANCO-ALLEMAND (22/01/2003)
17. DNA Article: PHILIPPE ET LA PHILO (22/02/2003)
18. DNA Article: JOURNEE PORTES OUVERTES (11/03/2003)
19. DNA Article: PRIX LITTERAIRE M.YOURCENAR 2003 (05/05/2003)
20. DNA Article: DOUCHES ECOSSAISES (31/05/2003)
21. DNA Article: TROIS FILLES TRES BIEN (11/06/2003)
22. DNA Article: UNE NOUVELLE PROVISEUR (2/09/2003)
23. DNA Article: DEUX GENERATIONS ET UNE RENCONTRE (25/05/2004)
24. DNA Article: VOYAGE EN IRLANDE (MAI 2004)
25. DNA Article: 5 MENTIONS"TRES BIEN" (Juillet 2004)
26. DNA Article: DANS LES REGLES DE L'ART(Août 2004)
27. DNA Article: DEVELOPPEMENT DURABLE(Novembre 2004)
28. DNA Article: MOI ET LES AUTRES...(Mars 2005)
29. DNA Article: PRIX DU LYCEE MY 2005 Le lauréat (Mai 2005)
30. DNA Article: CLASSE DE TERRAIN EN AUVERGNE (Avril 2005)
31. DNA Article: VOYAGE AU PAYS DE GALLES (Avril-Mai 2005)
32. DNA Article: VERNISSAGE DE L'EXPOSITION SUR HADRIEN (Janvier 2006)
33. DNA Article: LE SECRET DU LYCEE (classement des lycées d'Alsace) (Mars 2006)
34. DNA Article: DES BALLONS CONTRE LE SIDA (Mars 2006)
35. DNA Article: LES LYCEENS ET LE CPE (Mars 2006)
36. DNA Article: 80% DE REUSSITE AU 1ER TOUR(bac 2007 )
38. DNA Article: RENTREE 2007-2008
39. DNA Article: VIOLENCE AU LYCEE (janvier 2008)
40. DNA Article: CHAMPIONS D'ECHECS (février 2008)
41. DNA Article: VOYAGE EN ECOSSE (Avril 2008)
42. DNA Article: LA PROVISEURE TIRE SA REVERENCE (Mai 2008)
43. DNA Article: LE PROVISEUR S'INSTALLE (SEPTEMBRE 2008)
44. DNA Article: Echange BOSTON-ERSTEIN (Octobre 2009)
45. DNA Article: PRIX LITTERAIRE MY 2008 remise (Décembre 2008)
46. DNA Article: Echange BOSTON-ERSTEIN (Mars 2009)
47.DNA Article:
VOYAGE EN IRLANDE 5Avril 2009)
47. DNA Article: MEMOIRE - Expo LMY (Juin 2009)
48. DNA Article:
Séjour à CHICAGO (Echange 2009-10)
49. DNA Article:
VISITE DE MR.CARVER, Consul des USA à Strasbourg (12/11/09)
50. DNA Article: Leçon d'EUROPE au PARLEMENT (28/11/09)
51. DNA Article: Journée "Portes Ouvertes"
24/04/2010

 


11. DNA Article : CONCOURS GENERAL Juin -Juillet 2002

Philippe Lusson premier prix en philosophie séries ES et S au concours général

 « Qu'est-ce qu'un peuple ? » C'est le sujet de dissertation qui a permis à Philippe Lusson d'obtenir le premier prix en philosophie séries ES et S au concours général. Une récompense qui « aide pour avoir confiance en soi », sourit-il, modeste. Élève en terminale S au lycée polyvalent Marguerite-Yourcenar à Erstein, le jeune homme de 18 ans se sent plus attiré par les matières littéraires que scientifiques. C'est pourquoi il a choisi de s'inscrire l'an prochain en hypokhâgne B/L au lycée Henri IV à Paris.
Mentions régionales
Pierre-Yves Meyer
, terminale S, lycée polyvalent Marguerite-Yourcenar à Erstein : mention régionale dissertation philosophique séries ES et S.  Julien Garcia, terminale STI, lycée polyvalent Lazare-de-Schwendi à Ingersheim : mention régionale génie des matériaux.  Luc Pfister, terminale S, lycée Kléber à Strasbourg : mention régionale mathématiques

 © Dernières Nouvelles d'Alsace, Mercredi 3 Juillet 2002.

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12. L'ALSACE Article : CONCOURS GENERAL
Juin -Juillet 2002

Ces jeunes qui cultivent l'excellence

 

© L'ALSACE, Mercredi 3 Juillet 2002.

La Sorbonne a accueilli hier la fine fleur des adolescents français, pour une remise solennelle des prix 2002 du Concours général. Une véritable institution qui récompense depuis 255 ans les meilleurs lycéens. Parmi eux, hier, cinq jeunes Alsaciens.

Ils étaient cette année 12 406 candidats de première et de terminale pour 337 récompenses. Ces dernières ont été remises hier dans le grand amphithéâtre de la prestigieuse université parisienne. L'académie de Strasbourg se place cette année au dixième rang du palmarès régional avec treize citations. Parmi celles-ci, cinq élèves de terminale ont réussi l'exploit de décrocher un des trois prix distribués dans chaque discipline. Et trois premiers prix : Philippe Lusson, élève en terminale S au lycée polyvalent Marguerite-Yourcenar d'Erstein, remporte le concours de dissertation philosophique des séries ES et S. Une véritable surprise pour ce jeune homme de 18 ans, qui a dû plancher sur un redoutable sujet : « Qu'est-ce qu'un peuple ? » « L'an dernier, en classe de première, j'avais participé aux concours de français et d'histoire. Je pensais avoir réussi, mais je n'avais rien gagné. Du coup, cette année, je venais sans ambition particulière », raconte-t-il. Ce futur bachelier devrait intégrer l'an prochain une classe préparatoire de Lettres et sciences sociales au lycée Henri-IV à Paris. Dans la catégorie Restauration : service et commercialisation, ou plus simplement le service en salle, Jean-Marie Pratt, élève du lycée hôtelier Alexandre-Dumas d'Illkirch-Graffenstaden, a épaté la France entière. Après une qualification régionale, ce jeune homme de 19 ans a brillamment remporté la finale nationale réunissant les dix meilleurs élèves de l'Hexagone. Au terme de huit heures d'épreuves, Jean-Marie ne s'« attendait pas à être premier ». Cette médaille d'or est, pour lui, « une belle consécration après quatre années d'études ». L'an prochain, il compte se spécialiser en sommellerie, et « pourquoi pas participer au concours du meilleur élève sommelier de France… »

 

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13. DNA Article : BAC La meilleure moyenne -Juillet 2002

EN RELIEF

Bac : une bonne année

Les résultats définitifs du bac général et du bac professionnel sont tombés hier. Tous les indicateurs ont viré au vert.

Les 8 219 candidats présents au bac général méritent dans leur ensemble les félicitations. Avec un taux de réussite de 85,13%, la cuvée 2002 non seulement dépasse la précédente (+1,63 points), mais s'affirme comme la meilleure depuis 1998 (80,8% d'admis à l'époque).  Toutes les séries font un bond en avant, à commencer par la série S. Les scientifiques enregistrent 85,01% d'admis, soit une progression de 2,02 pts par rapport à 2001. La série L/littéraire caracole en tête des reçus avec un taux record de 87,41% (+0,92 pt). La série ES/sciences économiques et sociales progresse de 1,4 pt avec 84,14% d'admis. Chacune réalise son plus beau score depuis cinq ans.  C'est un bachelier du lycée Marguerite-Yourcenar d'Erstein qui détient la palme des palmes. Ce garçon, dont l'identité n'a pas été communiquée, a décroché un bac S avec une moyenne de 18,84/20, la meilleure de l'académie pour le bac général. Si l'on ne connaît pas encore les résultats du bac technologique, on sait que le meilleur, en Alsace, est un élève du lycée J.-B. Schwilgué de Sélestat. Il a obtenu son bac STI, série électrotechnique, avec une moyenne de 17,5/20.

 © Dernières Nouvelles d'Alsace, Mercredi 10 Juillet 2002.

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14. DNA Article: LA LECON DE FRANCAIS - Janvier 2003

Petits boulots
Puis, elle enchaîne les petits boulots. Cours de Français privés, et dans le cadre de l'Alliance française de Brisbane, animation d'émissions françaises à la radio ethnique locale. Elle fait aussi du travail de traduction et d'interprétation, et elle joue les guides dans les bus transportant des touristes français qui font escale dans son coin d'Australie. Elle travaille également dans quelques fast-food et restaurants de Brisbane.  Elle n'abandonne pas le sport pour autant. « Avec trois collègues allemands, nous avons créé la première association de handball dans le Queensland. Ce sport était inexistant dans cet état, et très peu pratiqué dans le reste du pays. » Elle cumule les fonctions dans ce domaine : secrétaire du club, entraîneur de l'équipe masculine senior et organisatrice des premiers championnats d'Australie. Loin de s'arrêter là, elle diffuse l'enseignement de ce sport autour d'elle. « J'ai écrit un livret sur la pratique du handball destiné aux enseignants d'EPS, du primaire et du secondaire. J'ai aussi donné des cours de hand aux étudiants de l'université du Queensland et j'ai organisé et animé un certain nombre de stages de formation continue pour les professeurs de sports. »  C'est en 1984 qu'elle décroche son premier poste en tant qu'enseignante d'EPS. Là, elle découvre d'autres sports qui lui sont beaucoup moins familiers que le hand. « Les sports pratiqués dans les écoles australiennes sont très différents de ceux enseignés en France : le cricket, le vigoro, le speedball, le softball, le baseball, le golf, le touch football... »
Sur le tas
Deux ans plus tard, elle entend parler d'un programme d'enseignement expérimental du français utilisant la méthode de l'immersion : tous les cours de toutes les matières sont donnés dans la langue de l'Hexagone. Elle se porte volontaire et est recrutée. « C'était l'idéal pour moi, je pouvais enseigner l'EPS en français. »  Nicole retrouve sa langue maternelle, mais les débuts ne sont pas de tout repos. « Au départ, c'était très difficile. A l'époque de tels programmes n'existaient pas en Australie, donc, avec mes collègues, nous avons appris sur le tas. » Ce qui passe, par exemple, par la traduction de tous les programmes et textes de l'école en français.  Mais, Nicole s'accroche et, en 1988, elle prend en charge la coordination du programme d'immersion. « C'était un vrai défi pour moi, mais c'est probablement le type d'enseignement qui m'a procuré le plus de satisfaction au cours de ma carrière. 17 ans après mes débuts, j'y suis encore ! » De la satisfaction et des distinctions, Nicole ayant été nommé Chevalier de l'Ordre des palmes académiques en 2002 pour services rendus à la langue et à la culture française.
Trois Australiens à Erstein
Le programme d'immersion ne comporte pas seulement des aspects théoriques, mais implique également des séjours dans des pays francophones. Les destinations : la Nouvelle-Calédonie, Tahiti et Erstein. Les premiers échanges linguistiques se sont faits par groupe de 20 ou 15. « Les élèves avaient tendance à parler entre eux en anglais. Nous avons, donc, décidé de réduire les groupes pour que les voyages soient plus efficaces. » C'est pour cela qu'actuellement, trois jeunes Australiens pratiquent le programme d'immersion au lycée d'Erstein.

Erstein : La leçon de français

Cela fait 21 ans que Nicole Davies a quitté la France pour s'installer en Australie.C'est sous le soleil d'Australie que Nicole Davies, originaire d'Erstein, enseigne le français. Elle a décidé de tenter la grande aventure il y a 21 ans et s'est envolée vers la plus grande île du monde où elle vit avec son mari.
En 1978, son diplôme de professeur d'Education physique et sportive (EPS) en poche, Nicole Kuhn est mutée au collège Foch de Haguenau. C'est là qu'elle rencontre son futur mari, Steve Davies. Ce dernier, rugbyman australien est venu en France pour jouer une saison au FC Haguenau.  Tentée par la découverte de nouveaux horizons, Nicole demande sa mise en disponibilité en 1982 et suit l'élu de son coeur en Australie, direction Brisbane, état du Queensland, à l'Est du pays.  La base de l'intégration étant la langue et, « mes compétences en anglais étant minables, j'ai commencé par prendre des cours avec les autres immigrés de tous les pays d'Europe et d'Asie. »


Trois Australiennes à Erstein

Le programme d'immersion ne comporte pas seulement des aspects théoriques, mais implique également des séjours dans des pays francophones. Les destinations : la Nouvelle-Calédonie, Tahiti et Erstein. Les premiers échanges linguistiques se sont faits par groupe de 20 ou 15. « Les élèves avaient tendance à parler entre eux en anglais. Nous avons, donc, décidé de réduire les groupes pour que les voyages soient plus efficaces. » C'est pour cela qu'actuellement, trois jeunes Australiennes pratiquent le programme d'immersion au lycée d'Erstein.

Hél.M. © Dernières Nouvelles d'Alsace, Jeudi 9 Janvier 2003.

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15. DNA Article: CONFERENCE de François Amoudruz ( Déportation 1943) - 16 janvier 2003

Erstein « Une autre vie dans un autre monde »

 

Jeudi après-midi, le lycée Marguerite Yourcenar d'Erstein accueillait François Amoudruz, président de l'association du Bas-Rhin de la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes. Devant une trentaine d'élèves, il est revenu sur ses années de déportation.

 

François Amoudruz devant les élèves du lycée Marguerite-Yourcenar.(Photo DNA)

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 En 1943, François Amoudruz est arrêté par la gestapo. Il a 17 ans. L'âge des lycéens qui, 60 ans plus tard, l'écoutent raconter son histoire dans une des salles du lycée Marguerite Yourcenar d'Erstein.  Après un séjour dans une prison de Compiègne, c'est la déportation. « On a voyagé pendant trois jours dans des wagons à bestiaux. Il y avait tellement de monde, que l'on avait juste assez d'espace pour monter la main jusqu'à notre bouche afin de manger le morceau de pain qu'ils nous avaient donné au départ. »  Puis, c'est l'arrivée en Allemagne, dans le camp de concentration de Buchenwald. « On est descendu du train. C'était la nuit, il y avait des projecteurs, des militaires, des chiens. On nous a dépouillé de toutes nos affaires et on nous a donné un uniforme de bagnard. A partir de là, c'est une autre vie qui a commencé, dans un autre monde. »
Grande émotion
Du côté des lycéens, c'est le silence. Absorbés par le récit de François Amoudruz, ils en oublient de poser des questions. « Ils étaient très attentifs, raconte Jean-Philippe Fussler, proviseur-adjoint. D'habitude, ils sont beaucoup plus réactifs, mais là, ils ont été saisis par l'histoire. Il y avait une grande émotion. Ce n'est pas la même chose de regarder un documentaire et de rencontrer quelqu'un qui a vécu les camps de concentration. »  Certains se lancent. Les quelques interrogations portent sur la libération, le retour à la vie « normale ». Comment survivre, comment se réadapter...  « Il y a autant de situations différentes que de déportés survivants. Moi, quand je suis rentré, j'ai eu la chance de retrouver mes parents et d'être pris en charge. J'ai pu me reposer, réapprendre à m'alimenter. D'autres avaient une famille dont il fallait s'occuper, et ils ont dû recommencer à travailler très vite et beaucoup sont morts parce qu'ils étaient trop faibles. Puis, quand j'ai repris mes études, sans pour autant perdre la mémoire, j'ai fait comme si je n'avais pas été interné. Je me suis rapidement mêlé aux autres étudiants. J'allais au théâtre, je jouais de la musique, j'allais boire un coup le soir... »
Besoin de parler
Parallèlement à ce plongeon dans la vie de tous les jours, François Amoudruz raconte les camps de concentration à son entourage. « Je ne pouvais pas garder tout ça pour moi, il fallait que je parle. De toute manière, j'ai été obligé de le faire. Une des premières choses que j'ai dû accomplir quand j'ai été libéré, c'est d'aller voir les familles des camarades qui n'étaient pas revenus, pour leur expliquer. »  Ce besoin de témoigner ne s'est pas émoussé avec les années, pour le plus grand bénéfice des lycéens. « Bien sûr, il y a le devoir de mémoire, explique Jean-Philippe Fussler, mais ce genre de récit fait aussi partie de leur formation culturelle, cela développe leur esprit critique, ça les force à se demander pourquoi tout cela est arrivé. »

 

Hélène Moulin (19/01/2003)


ECHANGE FRANCO-ALLEMAND (22/01/2003)

Hier, une quinzaine d'élèves allemands de Offenbourg ont passé la journée au lycée Marguerite-Yourcenar d'Erstein. L'occasion pour eux de découvrir le rythme de vie d'une classe de lycéens français, en ce jour du quarantième anniversaire du traité franco-allemand de l'Élysée.
« L'année dernière, nous avions fait un tout petit échange au mois de juin, avec Stuttgart, mais c'était un peu loin, raconte Catherine Mouriaux, professeur d'allemand au lycée Marguerite-Yourcenar d'Erstein, alors avec l'ouverture du pont sur le Rhin, nous en avons profité pour établir un premier contact avec le Schiller-Gymnasium de Offenbourg, une ville beaucoup plus proche. »  Et c'est ainsi qu'une quinzaine de lycéens allemands se sont rendus hier, en compagnie de leur professeur Ulrich Haut, au lycée Marguerite-Yourcenar d'Erstein pour rencontrer les élèves de première économique et sociale, en section LV1 allemand, de Catherine Mouriaux.
« Libres à 13 h » Arrivés à 11 h, les jeunes Allemands ont immédiatement rencontré leurs camarades français. « Nous avons mis en place des binômes, explique le professeur d'allemand, et chaque lycéen allemand était sous la responsabilité d'un Français. » Ensemble, ils ont ensuite visité l'établissement, avant de déjeuner à la cantine du lycée.  « Les élèves allemands n'ont pas l'habitude de passer toute une journée à l'école, expose Ulrich Haut, professeur de français et d'allemand au lycée Schiller d'Offenbourg, chez nous, ils sont libres à partir de 13 h. Mais ils vont pouvoir comparer les deux systèmes scolaires, c'est très intéressant pour eux »
« La journée d'un Français »
Durant l'après-midi, les lycéens frontaliers ont assisté à différents cours. Au programme : géographie et allemand. « J'arrive à peu près à suivre », s'étonne Christoph, 17 ans, élève de Offenbourg. Et quand il ne comprend pas un mot, le jeune homme interroge Aurélie, sa correspondante française. D'un bon niveau en langue, ils arrivent à se comprendre assez facilement, et s'entendent plutôt bien.  Pour Marie, 16 ans, et son amie allemande Anne, la tâche est un peu plus compliquée : « Je trouve que c'est assez difficile, lance Marie, mais on arrive à se parler et à se comprendre ».  Un exercice parfois délicat pour ces lycéens, mais très instructif. « Ce qui est différent, remarque Christoph, c'est que ici, il y a des lieux de vie, avec un billard, une télévision... Nous, nous faisons des activités en dehors de l'école après les cours. C'est bien de savoir comment se passe la journée d'un Français. »  Une découverte qui s'est terminée aux alentours de 17 h pour ces jeunes Allemands, qui sont repartis, hier soir, Outre-Rhin. « C'est un peu court, un jour, pour faire connaissance », conclut Marie. Mais les lycéens se reverront très vite : « Nous irons à Offenbourg le 5 mai, jour de l'Europe, annonce Catherine Mouriaux, et d'ici là, les élèves pourront toujours s'écrire, l'essentiel pour nous, c'est d'avoir établi
un cadre, dans lequel des liens autonomes pourront se mettre en place par la suite. »

Re.S.

 

 

Erstein : Petite journée entre amis frontaliers


La première rencontre entre les lycéens allemands et français a eu lieu hier.Photo DNA, JPK)
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Jeudi 23 Janvier 2003.

 

 

 

 

 

 


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PHILIPPE ET LA PHILO...

© Dernières Nouvelles d'Alsace, Samedi 22 Février 2003.

Philippe Lusson, 1er prix au concours général de philosophie.

(Photo DNA)

 

• • • Au cours d'une soirée-conférence sur le thème de « La magie du verbe », animée par deux écrivains et poètes, Christiane Roederer et Bernard Pierrat, le lycée Marguerite Yourcenar a mis à l'honneur un de ses anciens élèves, Philippe Lusson, qui a obtenu le 1er prix au concours général de philosophie 2002. Sur les gradins de l'amphithéâtre, des jeunes gens, des professeurs et le proviseur écoutent avec attention les mots s'envolant des lèvres de la poétesse : « Une parole peut faire vivre ou faire mourir » ou encore « l'écrivain est un visionnaire et la plume est son bâton magique ».  Et la magie s'opère sur tous les participants ; la magie de l'écrivain c'est de savoir communiquer, faire partager ses émotions. Des grands noms comme Leibnitz, Saint Augustin, Descartes, Teillard de Chardin, Albert Schweitzer viennent étayer les arguments des conférenciers.

Doutes et curiosité
Et à cette jeune génération qui bien souvent à tendance à ne plus rêver que de choses concrètes élaborées par la science et le progrès, les écrivains répondent que le doute et la curiosité, considérés autrefois comme des vilains défauts, permettent aujourd'hui aux hommes d'avancer.  C'est certainement la curiosité et peut-être même, à certains moments, une petite dose de doute qui ont catapulté Philippe Lusson, 19 ans, sur l'orbite des grands en réussissant son baccalauréat, série S, au lycée d'Erstein avec une moyenne de 18,84/20. A savoir, la meilleure moyenne générale nationale.  Cette formation scientifique ne l'a pas empêché de se présenter au concours général de philosophie au printemps 2002. Bien lui en a pris, car il en a décroché le premier prix. Il n'a pas été le seul primé d'Erstein, un autre élève de Jean-Luc Hill, professeur de philosophie au lycée Marguerite Yourcenar, Pierre-Philippe Meyer a obtenu la mention régionale .

Aimer ne rien faire
Pourquoi avoir choisi la philo au concours général ? « Parce que ça m'amuse ! », répond malicieusement le jeune érudit. Et les loisirs  ? « Pour l'instant, à Henri IV, je n'ai guère le temps d'y penser. J'aime bien la lecture et aussi ne rien faire ! », confesse le discret Philippe.  En héros modeste de la soirée, Philippe, fils unique d'heureux parents habitant à Fegersheim, avoue ne pas avoir encore d'idées toutes faites quant à son avenir. Depuis la rentrée, il est en prépa au prestigieux lycée Henri IV à Paris pour accéder à l'Ecole normale supérieure. La philosophie politique ou le professorat à l'université semblent attirer cet étudiant hors normes.

 

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Une famille
Peu importe, pour les anciens, c'est l'occasion de se retrouver, d'aller dire bonjour aux profs, de se replonger dans l'ambiance d'avant la fac. « C'est comme une famille qu'on retrouve, raconte Nicolas, en deuxième année de DUT de gestion. Le foyer, les espaces verts... C'était la belle vie. Ça donne presque envie de revenir ! »  Les locaux ne peuvent qu'impressionner favorablement les futurs parents d'élèves. Même s'ils sont devenus un peu exigus pour les 805 élèves actuels (au départ ils étaient prévus pour 700). Pour parer à la réquisition des salles de travail, les lycéens s'installent sur des tables rondes qui parsèment les locaux. « En bas, on croirait un salon de thé », sourit la proviseur.  Le tout se passe dans une ambiance plutôt sereine. « Le seul problème, c'est entre midi et deux, quand les élèves sont tous là, où il n'y a pas assez de place pour travailler. L'été, ils s'installent dehors, ça fait un peu campus », poursuit-elle.
Un peu plus grandes
Katia et Aurélie, d'Eschau et de Gerstheim, étaient dans la même classe en première et en terminale. Et c'est ensemble qu'elles reviennent dans les lieux où elles ont préparé leur bac l'année dernière. « Ça fait bizarre. On se sent un peu plus grandes. On se rend compte qu'ici on était quand même vachement encadré... »  En fac de psycho, elles préparent toutes les deux le concours d'infirmière. Dans les couloirs du lycée, elles ont retrouvé des connaissances qu'elles avaient perdues de vue. Katia confie : « J'ai accompagné mon frère qui va entrer ici l'année prochaine, mais il a disparu avec ses copains. Je crois qu'il a surtout visité le foyer ! ».  Là-bas, un écran géant diffuse un clip devant lequel se pressent une dizaine d'adolescentes, tandis que les baby-foot attendent les joueurs.
Expériences spectaculaires
Dans les couloirs et dans les salles, une foule d'événements enrichissent la matinée. L'orchestre de chambre de l'établissement fait l'animation musicale. Jérémy met ses dons de magicien au service de sa classe de seconde des métiers de la comptabilité, pour aider au financement de la toute prochaine classe de neige.  A deux pas de là, le centre de documentation et d'information diffuse un photomontage sur le dernier voyage culturel organisé par le club du même nom, en Italie.  Dans les salles de sciences, de spectaculaires expériences de chimie attirent les visiteurs, qui peuvent en profiter pour se pencher au-dessus du microscope ou voir à l'oeuvre un vrai robot confectionné par les élèves.  Au rez-de-chaussée, deux enseignantes de sciences économiques et sociales s'appliquent à faire connaître leur discipline. Quelques petits renseignements ne sont pas inutiles pour les collégiens, avant l'entrée en seconde, où il faudra choisir parmi les options. Vivement septembre...
Charlotte Dorn  © Dernières Nouvelles d'Alsace, Dimanche 9 Mars 2003.

 

LES ANNEES LYCEE

 

Les salles de physique et chimie ont attiré de nombreux visiteurs pour des démonstrations amusantes.(Photo DNA/Jean-Paul Kaiser)

En ouvrant ses portes hier matin, le lycée Marguerite-Yourcenar a fait d'une pierre deux coups : les anciens ont raconté aux élèves actuels leur parcours post-bac, et ces derniers ont présenté leur établissement aux collégiens. Une chaîne de solidarité.
Au premier étage du lycée Yourcenar, à Erstein, les anciens élèves, badgés, souriants, disponibles, attendent les premières et terminales pour parler d'avenir. Mais ceux-ci ne se précipitent pas. « Peut-être sont-ils déjà fixés... Il y a déjà eu les journées universitaires... », commente Michelle Hénon, proviseur. « Ils ont dû sortir en boîte hier soir », lance un étudiant amusé.

Ces lycéens livrent leurs critiques

Olivier Gravier, en sa qualité de président du jury a rendu public le nom du lauréat du prix Marguerite-Yourcenar au lycée éponyme d'Erstein.  C'est François Cheng avec son roman « L'éternité n'est pas de trop » qui s'est vu attribué le prix Marguerite-Yourcenar. Au terme de deux heures de délibération c'est lui qui a récolté la majorité des suffrages d'un jury littéraire pas tout à fait comme les autres. En effet, outre les adultes qui les encadraient la trentaine de membres du jury affichaient tous entre 15 et 18 printemps. Et s'ils arboraient le style vestimentaire de leur âge plutôt qu'un costume d'académicien ils ont pris leur tâche avec autant de coeur que les jurys les plus renommés. « Ce sont les qualités du héros de François Cheng, sa patience par exemple qui ont séduit les lecteurs et cela vient contredire la vision que les adultes peuvent avoir des adolescents » a commenté Olivier Gravier.
Critique littéraire
Cette année, le lycée Marguerite-Yourcenar a travaillé avec le collège d'Erstein et le collège de Soultz-sous-Forêts qui s'est également lancé dans l'aventure. Lichèle Archambault, documentaliste du lycée explique : « J'ai eu l'idée de ce prix en 1996 afin de créer une animation au CDI au moment où l'établissement a été baptisé ». L'objectif de cette activité est de faire découvrir à des élèves volontaires de 3e à la Terminale, quatre livres de littérature contemporaine de langue française et d'approcher avec eux au rythme de rencontres hebdomadaires la notion de critique littéraire. Jean-Philippe Fussler, proviseur adjoint du lycée précise : « Tout repose sur une certaine définition de la culture. Nous refusons de cibler la littérature jeunesse. Nous préférons dénicher des livres de qualité susceptibles d'intéresser les jeunes ». L'opération demande beaucoup de travail aux personnes qui l'organisent mais l'enthousiasme des élèves les dédommage de leur peine. Julien, élève de 3e s'explique sur ses motivations : « J'ai pensé que ça pouvait être intéressant d'argumenter en faveur d'un livre ». Géraldine qui a choisi de préparer une 1re littéraire l'an prochain ajoute : « J'avais envie de découvrir des auteurs non classiques ».
A la recherche de Hadrien
La tradition qui appelle à la fonction de président du jury, un écrivain, avait choisi cette année un homme que connaissaient déjà les élèves pour avoir partagé avec lui des moments forts lors d'un voyage en Italie. Partis à la recherche des traces de l'empereur Hadrien, ils ont rencontré en la personne d'Olivier Gravier, proviseur de son état, un guide généreux et un francophile sensible. Lui-même a accepté de se prêter au jeu « pour le plaisir de revoir des amis connus lors de cette visite et parce qu'en tant que proviseur, les élèves me manquent. C'est toujours un moment de joie et d'enrichissement d'être proche d'eux ».  La séance de dédicace de son roman « L'envoûtement de Saint Béat », premier ouvrage de la collection Hadriana éditée par le lycée Yourcenar a permis aux échanges plus intimes de se poursuivre.

Jocelyne Bicler

 © Dernières Nouvelles d'Alsace, Jeudi 8 Mai 2003.

Olivier Gravier, président du jury.(Photo DNA)

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